lundi 10 septembre 2012

L'émulation nautique (Toulouse)

Toulouse, l'été, la Garonne ?
Alors, forcément, ce sera la terrasse de l'Emulation nautique ... encore qu'en remontant la Garonne, plus haut, vers le refuge SPA, il y a bien le (pseudo) bar ("clandestin") qui se niche en bordure de Garonne. Mais pour plaisant que soit l'endroit les prestations n'y sont pas tout à fait du même niveau ...

Ce soir là c'était donc l'Emulation.
La terrasse y est toujours aussi plaisante, tout comme le personnel.

Rapidement, l'option retenue a été de partir sur une thématique du genre tapas, donc plein de petits trucs différents et réjouissants. Dont un beau et bon Serrano, un filet de maquereau et son sorbet au piquillos, plus une petite chose s'annonçant bien et tournant autour des gambas.

Sur table tout çà est fort bien présenté et de bon aloi :

 

Bon, ok : côté tarifs, sans être himalayesque çà relève quand même de la haute montagne !
Car avec le demi maquereau - même accompagné d'un superbe sorbet aux piquillos - à 9€, ou les 4 gambas à 11€50 on est quasiment dans le registre du grand banditisme !
Mais c'est beau, bon, imaginatif et fort bien travaillé. Donc, bon, allez : mettons que ce soit un péché véniel (vénal ?).

Je suis, en revanche, un peu plus réservé sur le Mauzac Nature de Plageolles : car ce superbe vin était quand même bien trop typé pomme blette ! (et de couleur fort jaunâtre, même sous la pénombre qui gagnait peu à peu la terrasse).
Bon, de fait, à table ce vin n'était plutôt pas mal, donc elle est tombée, la bouteille : m'enfin il va peut-être falloir penser à arrêter le 2010 pour passer au 2011 !?
Car, pour avoir - quelques jours plus tard - goûté au 2011 (chez Plageolles), je garantis qu'on n'était alors plus du tout dans le même registre !!
Or à 24 € la quille sur table, il doit être possible de faire quelques efforts sur la fraîcheur du vin (et je ne parle pas, ici, de sa température de service !!).

Le dessert était, forcément, parfait en tous points : 
  

Alors ?
Alors je reviendrai, bien sûr !
Mais peut-être alors prendrais-je un vrai repas, ou juste un plat ... en tous cas je doute refaire une tentative de pseudo tapas.
Et le tout en veillant au millésime du Mauzac Nature (ou en l'évitant ... ce qui serait dommage).


(Août 2012)

Le Beffroi tentations (St Antonin Noble Val)

Il y a, bien sûr, le charme certain de Saint Antonin .... surtout quand la saison touristique est finie ou presque finie et qu'on peut y flâner à son aise.



Tout près de la halle couverte, derrière le beffroi, il y a une petite cour le long d'une ruelle. C'est là que, quand il fait beau, se niche "Le Beffroi Tentations".
De prime abord le parti pris est surprenant puisque, sur la carte, on croisera Aphrodite, le Kama Sutra ou Cosa nostra ...
Mais le lieu est charmant et vaut bien une halte. Et puis, sur la table, il y a un vrai pain : un signe quasi infaillible.

Pour l'entame : dégustation de foie gras.
Le foie gras je n'aime pas trop en prendre au restau : j'en ai tellement préparé (et tellement mangé) que je suis difficilement satisfait. Ma dernière jubilation à base de foie gras c'était chez Barbier (Le Lion d'Or, Arcins) et j'en parle par ailleurs.
Mais là, j'avoue : il était top, le foie gras. Certes pas au niveau de celui de Barbier, mais irréprochable tout de même. Bien, vraiment.
Servi, en outre, avec un liquoreux de belle facture (un Jurançon, je pense. Mais sans pouvoir l'affirmer).

Dans la foulée, le Risotto tentations
Un joli (tant à l'oeil qu'au goût) risotto crevettes gingembre (que j'ai ensuite copié sans arriver à l'égaler) crêmeux et savoureux à souhait.

Le service est efficace (non le serveur ne tape pas un texto sur son iPhone, il est seulement en tain de prendre la commande) et agréable.
L'addition est sans doute un peu douloureuse pour un midi (10 € les entrées et desserts, 15 à 25 € les plats), mais on est sur de beaux produits, honnêtement travaillés et le cadre est plaisant à souhait.

Belle adresse.

(Septembre 2012)

La table du sommelier (Gaillac)







A Gaillac, tout près de Sainte Cécile, on trouve l'agréable place du Griffoul et, au bord de la dite place, le restau "La Table du Sommelier".
Au temps jadis, lorsque je rodais souvent vers Gaillac j'y ai pris, avec un égal plaisir, plusieurs repas de midi.
Plus récemment un repas du soir s'était bien plus mal passé, mais c'était à l'adresse albigeoise.

Aussi, tout naturellement, passant à Gaillac (pour faire un saut chez Plageolles et au Dne de Brousse pour y regoûter - et acheter - quelques flacons des vins qui sont, à mon sens, les  deux meilleures méthodes gaillacoises, mais dans des styles bien différents;) c'est tout naturellement à la table du sommelier que j'ai réservé.

La place est toujours aussi plaisante.
L'accueil est affable et courtois. Très.
Les choses se gâtent un tantinet quand, une fois le menu carte en main, en passant la commande, le serveur annonce que oui bien sûr c'est un menu carte et que chaque plat y figure avec son prix individuel mais qu'en fait il faut prendre une entrée, un plat et un dessert.
Soit.
Elles continuent à se gâter quand la carte des vins s'annonce quelque peu dégarnie, et celle des vins au verre d'une rare indigence ... en particulier pour une adresse qui revendique la sommellerie.
Soit encore.



C'est après que çà se gâte vraiment.
Le Crostini d'artichaut au jambon cru aurait pu être acceptable - acceptable dans le genre "service minimum" -, du moins si la salade l'accompagnant n'avait pas au moins un service de trop derrière elle.Présenter un truc de ce genre est indigne. Et ce malgré les (soit disant) décoratives raies brunâtres qui, fort heureusement, se sont avérées ne pas être le jus de la salade.



Ensuite çà continue gaillardement avec des noms ronflants pour des plats sans imagination et sans goût qui ne se sauvent même pas par la quantité disponible.

A ce titre la "symphonie de poissons" (rien de plus qu'un duo poussif) est "exemplaire", mais le dos de merlu qui surnage à la surface de gnocchis industriels noyés dans une sauce qui n'a de safranée que la couleur sont aussi représentatifs de l'indigence du lieu (et de ce que Métro fait de pire) .
Pas de photo car, quand le désespoir me gagne, je remise les accessoires.

Le dessert, une tarte (très) fine (et un rien sèche) aux abricots et au chocolat recouverte d'une polymégachiée de raies brunes (la thématique du lieu !?) ne rattrapera rien.
Là aussi la photo est inutile car il n'y a rien à sauver.

Bref : le service, pour efficace et affable qu'il ait été, ne suffit pas à masquer la vacuité qui régnait en cuisine.
On pourra en outre regretter la tristesse de la carte des vins d'une telle enseigne, tristesse dont témoigne d'ailleurs l'inintérêt patent du Gaillac perlé qui nous a été servi.

Fatalement, l'addition est à la hauteur de la déception ...

La fuite est la seule solution acceptable.

(Août 2012)