samedi 27 décembre 2014

Oratorio de Noel

Faire simple, faire bon.

En fait ne presque rien faire et ("et" ou "pour" !?) passer un bon moment.
Se débarrasser du superflu, de l'ostentatoire et des figures imposées (et ce d'autant plus facilement que j'avais oublié le foie gras de canard mi cuit chez moi, au frigo ...).

Noël, quoi.Peu avant le Père Noël m'avait ramené ce cher vieux Excelsior remis en état de marche (çà c'est le Père Noël de Saint-Christoly Médoc), mais aussi et surtout ramené mes multiples enfants qui ont pourtant une fâcheuse tendance à s'éparpiller (de Purpan au Mans, en passant par New-York).
Pour autant ils sont fidèles au vin : le cadet ne va pas tarder à faire son stage de 3ème dans un domaine viticole, la seconde vend du vin à l'Oncle Sam ... et j'imagine que l'aînée doit bien voir passer quelques foies
cirrhotiques dans son service !?


Dès lors il ne restait plus qu'à ajouter un beau jambon, du fromage (dont j'ai déjà parlé par ailleurs) et quelques autres trucs autour, parmi lesquels l'incomparable milk-shake céleri bacon.

Mais quoi ensuite, pour y faire travailler l'Excelsior ...

Donc le vin.
Forcément des bulles à l'entame, car j'ai beau dire qu'il faut échapper aux figures imposées, la bulle reste quasiment inévitable.
Bien sur éviter le grandiloquent et l'ostentatoire en convoquant un aimable gaillard de bon aloi autour de la table, sans oublier de faire un clin d’œil familial.
Pas le bon moment pour faire la totalité du trio 1989, 1991 puis 2001 des trois enfants pourtant (enfin) réunis.
Alors lequel choisir ?
- le 1989 "de" Sarah ? En 1991, il ne me reste plus qu'1 Suduiraut et 1 Blanche de Bosredon (Château Bélingard)
- 1991 pour Lili ? Là aussi il faudrait taper dans le liquoreux.
Pas envie de liquoreux sur ce coup là. J'en bois d'ailleurs de moins en moins, mais c'est une autre histoire.
Il ne restait donc plus que 2001 pour lequel j'ai d'ailleurs un peu plus de choix (ce qui n'a pas empêché une récente - et relative - déception).
Restait alors à savoir qui ...
Sur ce blog j'ai déjà consacré tel ou tel billet aux gens que j'ai rencontrés lors des 3 années passées en Médoc à faire l’œnologue conseil : les Dief, les Peyruse, Alain Albistur, Latifa Saïkouk ou encore d'autres que je n'ai pas nommés.

Parmi ces rencontres, il y avait aussi Rémi Lacombe.
Personnage intéressant auquel il faudrait, un jour, que je rende une visite qui vaudrait bien un billet.
Rémi Lacombe auprès duquel je m'étais procuré, il y a une paire d'années, la trilogie 1989 (en magnum), 1991 et 2001 de son Bessan Ségur pour une verticale médocaine - autour des dates de naissance de mes enfants - qui avait été riche d'enseignements.

Or il me reste un tout petit peu de ce 2001
(dans la Cuvée Juline ... puisque nous avons des
enfants du même âge).

Donc voilà : la Cuvée Juline de Bessan Ségur (2001)

Sans préjuger des qualités réelles ou supposées des grands qui attendront encore en cave (à tort ou à raison), c'était une jolie quille, cette Juline (2011) :
vin à son apogée, qui tuile raisonnablement sur la frange, beau bouquet expressif et complexe (encore du fruit, épices douces, boite à cigare, ...) et, en bouche, de la matière avec une jolie structure toute en rondeur et amabilité et, pour parachever le tout, une finale d'une bonne longueur.
Ce vin doit pouvoir attendre encore un peu (le lendemain le fond de bouteille était encore fort bien !) mais, pour moi, c'est vraiment très bien aujourd'hui.


Enfin, aujourd'hui, ce qui est surtout bien pour moi c'est avant tout le menu détox :


Et, aussi, un Oratorio de Noël car cette soirée était bien un genre d'Oratorio : pas plus de mise en scène, que de costume, ou de décor mais un beau moment.





mardi 23 décembre 2014

Moments de solitude





Dans les vignes.
* Visite pré vendanges et dégustation de baies.

- "Bon, côté maturité on n'y est pas encore. Je goûterai à nouveau la prochaine fois"
- "Pourquoi tu goûtes, ça sert à rien !"
- "Ben si : on suit la maturité. Si tu veux qu'on choisisse la date des vendanges ..."
- "Ben on s'en fout de ça !"
- "Ben non !"
- "Ben si ! C'est toi qui suis xxxx ? (le voisin qui fait référence)"
- "Oui, mais je vois pas le rapport !"
- "Simple : tu me dis quand il vendange, et moi je vendange le lendemain !"

* Visite pré vendanges et dégustation de baies.
Ca commence à peu près pareil que la précédente, mais ça finit sur une variante intéressante :
-
"C'est pas compliqué : je vendange 10 jours après Mouton. Alors tes analyses et tes dégustations, franchement ..."



Dans le chai.

* Discussion pré vendange avec le maître de chai.

 - "C'est intéressant ce que vous me dites sur la nutrition des levures. Maintenant que vous me le dites, je me souviens qu'on me l'avait dit en cours"
- "Ah bon ? Vous l'avez fait où votre DNO ?"
- "A Toulouse"
- "Ah .... il y a combien de temps ?"
- "Il y a 5 ans"
- "Ah ben alors c'est moi qui vous l'ais dit !"
- "T'es sur ?"
- "Ben oui, un peu quand même ...."

* Discussion pré vendange avec la propriétaire.
- "Attention : l'année dernière vous aviez zéro traçabilité. Alors cette année il faut vraiment noter ce que vous faites, c'est important. Je peux pas continuer à le faire à votre place"
- "Oui, c'est comme à l'école : comme ça plus tard si je veux savoir ce que j'ai fait je relis mes cahiers. Des fois je le fais avec mes cahiers d'école et c'est intéressant".
- "Euh ... non. Enfin, si vous voulez. Mais là il faut juste marquer ce que vous faites. Pas pour plus tard. Pour maintenant. Et puis si vous avez un contrôle. Après si vous voulez le relire, pourquoi pas. Mis c'est pas le but."
- "Ah bon ?"
- "Oui, juste tout noter pour pouvoir le montrer et le justifier, si il faut. Puis comme ça moi quand je viens ça me permet de tout vérifier rapidement pour le déroulement des fermentations par exemple".
- "Ah, alors je vais le faire"
Pendant les vendanges, la traçabilité a été faite. Très régulièrement. Températures et densités ont, par exemple, été marquées 2 fois par jour. A la craie. Sur les parois de cuves inox. Refroidies par ruissellement, les cuves.
Parfois tu a juste envie d'aller te pendre.





Dans le laboratoire.

* Accueil
d'un maître de chai et de son stagiaire DNO :
- "On a fait un essai de co inoculation mais ça a pas marché, les bactéries sont mortes. Il doit y avoir un problème sur le lot".
- "Ah bon ? Vous les avez réhydratées comment vos bactéries ?"
- "Comme les levures"
- "Avec l'eau du robinet ?"
- "Ben oui"
- "Et la station d'épuration elle est loin ?"
- "Non, pas trop. Pourquoi ?"
- "Parce que du coup l'eau est super chargée en chlore. C'est pour tuer les microorganismes le chlore. Et les bactéries lactiques c'est des microorganismes. Il faut réhydrater à l'eau minérale !".
- "Ah, je savais pas !"
- "Bien sur que si vous saviez : je vous l'ai dit en avril de cette année !"
- " ?!?"
- "Vous faites un DNO à Toulouse. Je suis venu parler bactéries à votre promo et vous m'avez parlé de votre essai. Vos collègues et vous, vous avez gardé mon Powerpoint et c'est marqué dessus".
- "Ah merde ..."

* Appel téléphonique.
- "Bonjour, je voudrais un rendez-vous pour des analyses"
- "Oui, bien sûr, quelle analyse ?"
- "C'est pour une analyse de sang"
- "Ah non, désolé, nous n'analysons que le vin"
- "Oui, ça doit être pour çà"

* Appel téléphonique.

- "Je voudrais les levures qui sont parfumées à la fraise"
- "..."

* Réception d'un client :
- "On m'a dit que vous vendiez du blanc d’œuf liquide"
- "Oui, en effet. Vous avez fait un essai de collage ?"
- "Non, non c'est pas la peine, il m'en faut juste 10 kgs"
- "Vous savez, l'essai de collage c'est important, vous ne pouvez pas coller votre vin comme çà, au pifomètre. En plus franchement, c'est pas ce que ça coute ..."
- "non, mais c'est pas pour le vin"
- " ? ..."
- "C'est pour les protéines. Pour les manger. Je fais du culturisme. Si c'est bien je reviendrai vous en prendre."
- "Je vous mets 2 fois 5 kgs, ou vous préférez des flacons de 1 ?"

* Essai de collage.

- "Tu fais pas un essai sur des vins kasher là ?"
- "Si, pourquoi ?"
- "Ben tu sais, la gélatine de porc sur un vin kasher ça va pas être possible je pense ..."
- "Ah bon ?"
- "Ben ouais, je t'assure"
- "Oui mais elle y reste pas la gélatine, puis j'ai toujours fait comme çà"
- "Ouais, c'est un peu touchy, quand même hein : c'est pas franchement autorisé le porc en kasher ..."
- "Au blanc d’œuf alors ?"
- "Y sont kasher tes oeufs"
- " Forcément, c'est des poules"
- "Ben non, pas forcément"
- "T'es juif ?"
- "Ni juif ni rabbin, mais quand même ..."
- "Oui, alors t'en sais rien"
- "Vérifie quand même, on sait jamais ..."

* Réception de deux vignerons ayant leurs propriétés dans le même village.
Hilares, ils se racontent leur rencontre fortuite, quelques jours plus tôt, dans l'unique bar de leur village. Chacun accompagnés d'un groupe de clients, en terrasse ... ils sont terrassés par la propriétaire des lieux qui se met à leur distribuer des baffes. Vignerons et clients reçoivent chacun sa dose, parmi les clients des coréens enchantés photographient et filment la scène.
Quelque temps plus tard, faisant ma tournée en propriété, après avoir goûté les cuves en fermentation avec le propriétaire des lieux :

- "Tu prends un café"
- "Oui, volontiers, aujourd'hui j'ai le temps. Par contre on le prend chez toi, pas au village"
- "Ah bon ? pourquoi ?"
- "Oh, il parait qu'au village, la propriétaire du bar met des baffes aux clients. Vu que j'ai passé l'âge de prendre des baffes ..."
- "Ah bon ? au village ?"
- "Oui, le café, au village. La propriétaire est assez âgée ..."
- "Oui, c'est ma mère ..."
Et là on a très distinctement entendu le mouvement des rames alors que la barque commençait à attaquer la falaise ...
Quelque temps plus tard, les deux autres malfaisants, au labo :
- "Tu le savais pas que c'est sa mère ?"
- "Ben non, comment je le sais si personne me le dit !?"
- "Ah, ah, ah, mais quel con. T'es un comique !"
- "Ouais, faut voir ..."





Dans la boite mail

* transmis depuis le site internet d'un Château
(transcrit à l'identique).
"Nom : xxx
Adresse : xxx
Mail : xxxxx@yahoo.fr
Commentaire : Je tiens à vous informer que le dimanche dernier, j'ai acheté une bouteille de vin blanc (Chateau xxxxxxx), bouteille code de barre xxxx.
La bouteille a été acheté à xxxx. Le vin était bouchonné, mon mari a bu un demi verre e moi un petit gorgé. Le goût était horrible e après on a regardé le bouchon qui sentait mauvais et avait quelques taches noires. Quelques heures après moi, j'avais très mal à l'stomac et mon mari nausées, vomissements et diarrhée très importante. Il s'évanouit dans le wc. Demain je vais avec la bouteille presque pleine où j'ai l'a acheté."


Dans le palais de la Bourse, à Bordeaux, un premier lundi d'Avril.

*Graves. Présentation du millésime 2013 en primeurs.

"Bonjour, je suis négociante. Il est très bon votre primeur ! C'est quel millésime ?"




A suivre, je le crains ...




Retour vers La Passion du Vin


Le coup d'avant on s'était ratés. Enfin j'avais pas pu venir : j'étais va t'en savoir où ...

Donc là j'avais planifié le truc !

Le truc ?
Une soirée dégustation à la LPV, tout près de Bordeaux.
Ouais : on s'était virtuellement cotoyés sur LPV.
LPV, je n'y suis plus mais Christian et Eric y sont encore. Christophe aussi.
Mais ce soir là, samedi dernier, c'est Christophe qui n'était pas là. Dommage : quelques jours avant un autre de mes (rares) lecteurs m'avait lui aussi pris pour lui. Faut dire que, par certains points, on se ressemble : il faut dire que c'est Eric qui m'avait envoyé sur LPV, postulant - à juste titre - que, au moins avec Agitateur, ça se passerait bien ... il n'avait pas tort.



Bref : un repas, des convives et surtout que chacun vienne avec 2 bouteilles. Pour les goûter à l'aveugle.
Pour ma part j'avais décidé d'être médocain, dans le classicisme pour une bouteille, un peu plus joueur pour l'autre.

Donc, et par ordre d'apparition sur la table :

Tout d'abord un Anjou blanc sinon hors d'âge du moins d'un âge avancé ... et indéterminé !
Y a encore du vin et un vin qui se révèle au fur et à mesure que le temps passe.
L'exercice est rigolo, même si ce style de vin n'est pas ma tasse de thé, j'avoue sans mal que ça a plutôt bien tenu ... mais sans savoir l'âge réel de ce vin c'est un pur exercice de style !





En tous cas il est assez bien passé avec les coquilles Saint Jacques.

(Autant le dire de suite : mon iPhone et moi faisons des photos pourries.
Et là une photo qui, pour le coup, ne rend pas justice à la cuisson des coquilles qui semblent bien jaunâtres !)





Vient ensuite un joli vin qu'avec son côté poiré et mentholé j'aurais volontiers baptisé Chenin, avant de le mettre en Val de Loire.

Bon, il était bien en Val de Loire ... mais à Sancerre.

Faut croire que j'ai le palais faussé par tous ces Sauvignons bordelais ...

Du coup, sauf à passer pour un peintre, c'est un peu tendu de commenter un vin sur lequel tu t'es vautré.
Non ?
Si !
Mais c'était bien en tous cas. Tendu, justement, pais pas trop. Belle quille.





S'ensuit un vin à dominante Sémillon qui m'a lui aussi mis dans les choux, ce qui ne veut pas dire qu'il le sente, le chou, puisqu'il est plutôt sur un côté fruits à pépins et épices douces.

Plaisant, mais je ne pense pas me relever la nuit pour en reprendre.











Une belle viande rouge arrivant, je sors ma première cartouche : le baron de Brane (2001)
Forcément au nez on est à Bordeaux, avec un vin qui annonce qu'on est en approche de l'apogée.
Ca sent joli, quoi.
En bouche çà commence bien, et çà continue pareil ... et c'est en finale que çà se dégrade : ça manque de finesse, car il y a un grain pas très joli (un peu comme sur mes photos, le plus souvent ...).
De plus cette sacrée finale est plutôt courte et grossière : double déception car d'une part il partait bien ce maudit vin et, d'autre part, c'est l'année de naissance de mon fils, qui se goûtait, ce soir là !




Ca se gâte vraiment avec un triste Bordeaux, pauvre Merlot.
Aucun intérêt.
Sur 2009, pourtant, on était en droit d'espérer une quille qui ait de jolies choses à dire !

On passe sans regret. En même temps c'est bien, des fois, de remettre les compteurs à zéro et de les étalonner, en goutant un truc qui n'est pas au niveau !





Comme on sortait d'un Merlot, j'ai tiré ma deuxième cartouche :
Clos Manou 1850 (2011).
Oui : le Merlot préphylloxérique de Françoise et Stéphane Dief).


C'est une cuvée confidentielle : à ce jour 2011 est la plus récente année de production de ce vin, dont ils n'ont alors fait que 2 barriques.

Je le goûtais pour la première fois.

Déroutant au premier abord : beau Merlot avec une grosse matière, de la maturité et un boisé qui souligne tout ça sans l'écraser.
Mais en bouche il y a cette fraîcheur un peu déroutante (et à laquelle tout le monde n'a pas adhéré, d'ailleurs) qui bouscule les repères habituels.
Là aussi, sans savoir ce que j'avais dans le verre, je ne sais pas bien ce que j'en aurais fait de ce vin. Pas un Merlot, ou pas un pur Merlot en tous cas.

Du coup vague regret de ne pas être resté à ma première idée : venir avec ce Merlot là, mais aussi avec Le Tronquéra : le Margaux 100% Merlot d'Eric Boissenot (mais cette dernière bouteille j'en ouvrirai une Samedi, lors de mon grand Tasting à moi).


Du coup on enchaîne avec un retour en Val de Loire, mais en restant dans la thématique : bien sur pas celle du Merlot, mais bien celle du franc de pied.
Forcément on n'a pas la même matière que le précédent, ni le même équilibre ... quoique ! Car tout bien considéré on retrouve quand même le même genre d'équilibre avec cette agréable et surprenante fraîcheur qui sous tend le vin.
Faut il dire minéralité ou fraîcheur ?
C'est la question à 10 cents des modes langagières. Je préfère fraîcheur. Même si c'est pas forcément plus explicite.
En tous cas le vin est bien et c'est l'essentiel, et ce quels que soient les mots que l'on met dessus.



Dans la série "comment se vautrer en 10 leçons et 10 vins" s'ensuit une quille dont, une fois que tu l'as goûtée tu te dis :
"bon sang mais c'est bien sur : c'est un Petit verdot !"


Un Petit verdot pour sa couleur, son aromatique (fruits noirs, prune) ... mais qui me mène bien loin des derniers goûtés qui par chez moi sont, le plus souvent, sur des équilibres bien différents.





On finit par une autre belle quille, qui porte bien ses 10 années.
Robe qui indique une évolution réelle mais modérée, nez de fruits rouges un peu viandés, un peu de torréfaction. Bien équilibré, très belle trame tannique, tout ça fondu et élégant.
Jolie finale.
Très jolie bouteille, du coup ! Qui peut sans doute attendre mais me va très bien comme ça.





Le gag du soir c'est cette bouteille.
Avec scellés et tout le toutim.

Mais à l'intérieur : de l'eau et du caramel liquide.
Surprenant de tomber sur un travail de faussaire aussi facilement reconnaissable (quand tu le mets en bouche).








Pour finir j'ai fait la groupie en me faisant dédicacer les bouquins d'Eric par Eric.

Soirée vraiment très agréable !
Merci à nos hôtes et aux autres convives !
(aussi aux vignerons, bien sur)
(vivement la fin de l'année : je commence à devenir sirupeux, moi ...)



Pour finir :

- l'abus d'alcool est dangereux pour la santé,
- l’alcool est à consommer avec modération,
- et puisque mon fils de 13 était là : la consommation d'alcool est interdite aux mineurs de 18 ans (d'ailleurs mon fils a fait comme nous : recraché).






Foie gras de canard mi cuit et Chateau Reynats 2010



Longtemps je me suis pris le chou pour préparer mes foies gras.
Mes foies gras ?
De canard, toujours car je préfère, de beaucoup, la texture du canard à celle de l'oie. Le goût aussi.
Préparer ?
Mi cuit, car texture et saveur en sont incomparables.
Pris le chou ?
Oui, en terrine, puis pour un mi cuit : au bain marie, dans un four à 72° et pendant 35 minutes.
Pile poil 72° et 35'. C'est précis, et c'est d'autant mieux réussi que c'est très précis.
Dès lors, bien sur, que l'on a un foie de qualité.

Puis j'ai découvert la cuisson au micro ondes.
Avec des doutes d'abord. Avec délices et soulagement ensuite.

Au début on ne change rien :
- un foie de grande qualité
- si on l'a chaud (juste sorti de la bête) on le dénerve très facilement en le retournant et en écartant les lobes. Sinon c'est un peu plus compliqué et parfois "à la forestière" ... mais si pendant cette opération sur un foie froid et plus dur on abime le foie ce n'est pas très gênant puisque la cuisson, même courte, masquera les plus grosses cicatrices. Et puis comme on le dénerve par le dessous et que le dessous n'est pas visible quand on présentera puis tranchera le foie ...




Il faudra quand même veiller à bien le reformer une fois qu'on l'aura convenablement salé et poivré sur tout le tour, ainsi que sur les parties internes qui sont accessibles.
Pour ma part, je n'hésite pas à bien l'ouvrir pour l'assaisonner partout (en particulier quand j'ai décidé de jouer avec des poivres exotiques ou du piment d'Espelette).
Mais au début mieux vaut s'en tenir au poivre et au sel (tous deux au moulin et, là aussi, de qualité. Surtout pas ces trucs agressifs, prémoulus et sans saveur : tant le sel que le poivre noir).

Salage et poivrage sont clairement les clefs du succès. Le tour de main.
Au début mieux vaut se la faire, la main, en limitant l'assaisonnement : c'est moins satisfaisant qu'un assaisonnement réussi juste avant cuisson ... mais ça se rattrapera bien plus aisément qu'un ratage par excès !

Il suffit alors de mettre le foie dans une terrine où il sera bien tenu ... et de le passer au micro ondes, à pleine puissance.
Selon la taille du foie et la puissance du micro ondes on sera le plus souvent entre 1,30" et 2'30"

Là, avec un foie de presque 600 g et un micro ondes de Schtroupmf c'était 2'30".

Ensuite il faut filmer la terrine et la mettre au frigo pendant environ 24 heures.
On peut manger dès le lendemain soir. Parfois un peu avant, il suffit pour cela de vérifier que la graisse a bien pris, partout (les aventuriers pressés peuvent tenter le congélateur, mais ce que l'on gagne en temps on le perd trop souvent en qualité de texture).



La graisse ?
Avec ce mode de cuisson le foie en perd très peu (que l'on pensera à récupérer pour des cuissons à venir ! les frites ...), en conséquence il garde beaucoup d'onctuosité. Sa saveur aussi est très proche de celle du foie cru.
Pure.
C'est pour cette raison qu'avant cuisson je ne le fais pas mariner dans tel ou tel alcool, comme certains le font parfois : avec un beau produit, je préfère faire simple afin de conserver les saveurs du produit lui même. Juste réhaussées par un bel assaisonnement.
Simple et bon.

Ce foie mi cuit, si on le mange au bout de 24 h, on pourra le démouler au dernier moment.
Sinon, on peut le conserver une semaine au frigo. Mais alors, pour ma part, je préfère tout de même le démouler au bout de 24 heures puis l'enrouler dans du film transparent bien serré avant de le remettre au frais : cela permet d'éviter qu'il ternisse du fait de son contact prolongé avec l'air, ce qui vaut d'autant plus que le foie a été entamé et qu'on souhaite le conserver pour le finir un peu plus tard.
Il faut garder à l'esprit qu'il n'est pas stérilisé et donc ne pas trop jouer les prolongations !

Hier soir, ma seconde fille rentrait de 3 mois à manger des ramen burger à New York.

La veille j'avais donc préparé un menu détox avec un foie de canard mi cuit, accompagné d'un beau jambon cru et d'un manchego de belle facture.


Autour de cela il y avait :

- un Savagnin du Jura dont l'aromatique a, bien sur, surpris et divisé. Intéressant avec le foie et le manchego.

- un vin d'Utiel-Requena : Pasion de Bobal. C'est joli : rond, fruité / épicé, plaisant et léger. Ca se boit facilement et on ne lui en demande guère plus.




- bien sur un Haut-Médoc : le Château Reynats (2010).
J'en bois assez régulièrement ... et oublie tout aussi régulièrement de faire un commentaire de dégustation pour Ali Bouakkaoui !
Alors voilà : de la matière, grosse structure avec des tanins puissants mais déjà veloutés et élégants. Belle aromatique qui mêle fruits noirs et notes boisées / épicées. La finale a ce côté un peu rustique qui donne sa personnalité au vin et complète joliment le tableau. Encore un beau potentiel de garde pour un vin qui - convenablement carafé une paire d'heures avant dégustation - est déjà un bon pourvoyeur de plaisir et qui aussi bien fonctionné avec la douceur et l'aromatique du foie gras qu'avec la puissance et le gras du jambon.

(du coup nous n'avons pas ouvert le Meyney 2008 que j'avais initialement programmé).






Oui : avec le foie gras de canard j'aime beaucoup boire un rouge.
Mais un rouge avec de la matière et de la rondeur, déjà assagi : la matière pour venir épauler la douceur et l'onctuosité du foie, la rondeur, pour s'y fondre.



L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, et l’alcool est à consommer avec modération



mercredi 17 décembre 2014

Les contes de mon Merlot


Les contes de mon Merlot ?

Oui car n'en déplaise à l'ANPAA il existe des vins qui, au delà de leur nom, content de belles histoires.
Des histoires au moins aussi belles et distrayantes que ces "contes de ma mère l'oye" qui, relus à l'âge adulte, te font comprendre pourquoi ils ont engendré des générations de psychopathes ou de parachutistes, les deux ne sont pas d'ailleurs incompatibles (pour ma part, ayant servi dans les chasseurs ...).

Bref : les contes de mon Merlot.

C'est que Samedi dernier je n'étais pas au Grand Tasting, à Bordeaux !
En effet : ce même samedi une dégustation était prévue de longue date, avec l'habituelle cohorte d'amis ... et cette fois le thème en était le Merlot.
Les Merlots.
J'en avais, pour ma part choisi 5 puis ajouté in extremis un sixième.



De gauche à droite :
- Un Côtes de Castillon, par Alain Tourenne au Château Beynat : le bio du soir (espoir).
- Un Margaux, par Eric Boissenot, car Eric n'est pas qu’un œnologue et consultant reconnu : il vinifie aussi son propre domaine : Le Château les Vimières (Haut Médoc), avec Le Tronquéra, cette parcelle de Merlot en appellation Margaux.
- Une mini verticale à Montagne St Emilion : le Clos de la Barbanne des Gerber, que j'évoquais déjà par ailleurs).
- ... et, absent de la photo de groupe, en guise d'invité de dernière minute : un Merlot (bio, lui aussi) de Gérard Bertrand.

Initialement j'avais aussi prévu de mettre également le Merlot préphylloxérique des Dief (Clos Manou 1850 (2011)) ... mais j'avais très récemment ouvert une (ma !) bouteille de cette micro cuvée à l'occasion d'une dégustation dont je parlerai plus tard ... il ne m'en reste donc plus qu'un magnum, qui attendra. Longtemps.
J'aurais aussi pu (du ?) mettre le Balthus de Reignac, puis en fait non.


Deux autres vins devaient arriver mais comme David Vincent : au cours d'une nuit passée sur une route perdue dans une lointaine campagne ils ont dû croiser une soucoupe ou que sais je d'autre ... on ne les a donc jamais vus (pas plus que celui qui devait les amener) ni bus !

Donc, finalement, 6 quilles qui furent mélangées par une main aussi innocente que possible, puis débarrassées de leurs capsules et enfin recouvertes avant d'être finement dénommées M. E. R. L. O. et enfin T.

Alors ...


M
"M" comme Mauvaise pioche !
Non : c'est pas que le vin n'est pas bon, bien au contraire ! C'est juste que c'est un sacré gaillard qui tamponne bien ! Alors le passer en premier, c'est rude pour les suivants.
Très jeune à l’œil comme au nez (cassis, violette), avec un boisé présent (réglisse).
Donc pas le truc où tu sens la planche et les stères de bois, hein ?  Car ce boisé est bien fait et déjà intégré, et il ne masque ni le fruit ni le vin ! mais on sent bien que, en dégustation pure, c'est encore tôt pour lui.
En bouche y a une très grosse matière : on est dans le démonstratif. Le démonstratif équilibré et qui t'arrache pas les papilles, mais de toute évidence il faut lui laisser encore quelques années pour s'assagir un peu et devenir un beau compagnon de table.
Au premier abord, malgré le beau fruit, c'est le genre de quille sur laquelle j'aurais pas mis 10 cents pour un 100% Merlot !
Belle quille en tous cas.
J'aime beaucoup mais il faudra y revenir plus tard pour l'apprécier pleinement.
In fine, 2 dégustateurs le mettront en tête.


E

Tout jeune encore.
Joli fruit noir, pointe florale, boisé déjà fondu. Harmonieux et friand en bouche autant qu'il est intéressant au nez.
Goûté juste après le M. et sa puissance, alors au premier abord il semble moins structuré qu'il ne l'est en réalité. Car il y là aussi de la puissance, mais aussi de l'élégance.
J'aime beaucoup.
1 dégustateur le mettra en tête.


R
On est dans un style proche du E, mais avec un équilibre légèrement différent.
C'est très jeune encore. La robe rubis est de bonne intensité, avec un nez ouvert sur un joli fruit.
L'attaque est ronde, c'est élégant, harmonieux, plutôt sur la fraîcheur, avec une jolie finale soutenue par le boisé / épicé.
Déjà plaisant, peut et doit attendre encore quelques années. Pour autant il est, aujourd'hui, plus accessible que le E avec lequel il a un air de famille très net.
C'est le préféré de 3 dégustateurs.


L

Un vin de toute évidence encore jeune, mais déjà complexe et surtout vraiment très élégant.
Depuis le nez (fruits noirs, notes florales, épices douces, bois précieux, pointe de cuir), jusqu'à la totalité de la bouche (dense, soyeuse, équilibrée et surtout trèèèèèèèèèès longue) c'est remarquable d'équilibre et de finesse.
Y a de la matière, et de la belle, mais c'est soyeux et velouté.
J'aime beaucoup.
Aujourd'hui c'est mon numéro 1, sans hésitation. 7 des participants partagent ce point de vue et, au vu de la jeunesse et la belle tenue de ce vin, son
leadership risque durer encore.


O

Bon, là, dès l'entame y a pas photo, ni mystère : celui là c'est l'intrus, l'invité de dernière minute.
Il faut dire que sa robe est légère autant que jeune, et que le nez - bien que joliment fruité - est fort simple. La bouche, bien que fraîche et agréable, n'a rien de comparable avec celle des autres vins tant dans sa structure que pour sa longueur.
C'est un petit vin de soif, au demeurant bien fait.
J'avais acheté çà moins de 5 € au supermarché du coin ... comparé aux 25 ou 30 € généralement pratiqués pour les autres quilles c'est pas indécent.
Mais on n'est pas dans le vin d'auteur, ni de terroir. Pour autant ça pourra en rassurer certains de savoir que c'est bio.
Quoiqu'il en soit, ça reste un rapport qualité prix sans doute très correct. N'empêche : même s'il m'est arrivé de boire bien pire pour bien plus cher, ce n'est pas ma tasse de thé. Mais je suis un chieur, c'est bien connu (et puis boire le vin d'un type qui a joué au stade français !?).
Sur ce coup là je ne suis pas le seul : personne ne le met en tête ... mais, encore une fois, l'ensemble de la concurrence jouait dans une autre catégorie ! Ce classement a donc, pour cette bouteille, encore moins de sens que pour les autres (car franchement : l'exercice est un peu v(a)in).


T

Dès l'entame il me semble clair qu'on a là le troisième larron du Clos de la Barbanne, tant l'air de famille est, ici aussi, sensible.
Air de famille ? Oui, d'autant plus qu'on a ici une sorte de parent proche des E. et R. : tout aussi jeune que ces deux compères, ce vin est un beau compromis entre la structure et l'élégance du E. ainsi que le fruité épicé et l'amabilité du R.
Un de ces vins que l'on qualifie sans peine de "vin de garde" mais que l'on peut boire relativement jeunes avec plaisir ... mais c'est sans doute se priver de jolies choses. Pour ma part je pense qu'il mérite d'attendre encore un peu pour gagner en harmonie.
1 dégustateur en fait son n°1.



Ceci étant posé qui était qui ?

M

Côtes de Castillon

"Cuvée des Lyres" (2011)

au Château Beynat.

A faire entrer en cave ! (avec le joli Sauvignon by Beynat).







E
, R et T

Montagne Saint-Emilion

3 Concertos du Clos de la Barbanne :
E (2010)
T (2011)
R (2012)

Joli trio ... et ça tombe bien car c'est aussi le Noël 2014 de Cécile et son chéri ! Et je vais retourner en prendre pour moi !




L

Margaux

"Château les Vimières - Le Tronquéra" (2010)

(J'ai encore quelques bouteilles en cave. Elles vont y patienter !)






O

Merlot Sud de France (2013).


Gérard Bertrand






Belle soirée, comme les précédentes, en plus Jean Rouquet et moi même étions d'accord sur l'ensemble des dégustations, ce qui ne gâche rien ... et surtout pas son toujours aussi beau Roquefort - Caves Baragnaudes !

Pour le reste c'était un peu comme l'école des fans : tous les candidats avaient des qualités t les juges étaient bienveillants.
Et c'est vachement bien comme çà !
(message personnel en forme de private joke adressé à David : tu vois, tu peux être rassuré, je suis aussi un type super consenuel)



La prochaine fois sera probablement en février 2015, et le consensus semble s'être fait sur le même exercice, mais en Chardonnay cette fois !

C'est donc, à suivre ....








Comme toujours c'est à consommer avec modération, car l'abus d'alcool est dangereux pour la santé.

mercredi 10 décembre 2014

J'étais oenologue conseil (Saint Seurin de Cadourne : Château Saikouk)






Sur ce coup là je triche un peu (beaucoup !) : autant pour les Dief et les Peyruse j'ai fait un suivi d’œnologue conseil, autant pour Alain Albistur et, maintenant, pour Latifa Saïkouk ça a été beaucoup plus limité, ne serait ce que dans le temps : une partie de 2011 et 2012.

Bon, en même temps le but de cette série de chroniques (j'en suis maintenant à la quatrième) n'est pas de parler de moi, ni même du boulot d’œnologue conseil mais simplement d'avoir une clef d'entrée, un prétexte pour parler de gens que j'ai croisés lors de ces quelque années à faire du conseil en Médoc.
Croisés et appréciés, ainsi que leurs vins ... donc le Domaine Saïkouk.

J'y suis récemment repassé. C'était l'occasion de discuter un peu avec Latifa, de re goûter ses vins, et aussi de faire quelques photos dans le chai.

Sur l'histoire de Latifa et de son Domaine il existe de multiples articles, je n'y reviens donc pas.









2013 sur futs

Du fruit, vin sur la fraîcheur, plaisant à boire.

La marque du bois commençant à être sensible, il ne faudra sans doute pas trop pousser l'élevage sous bois ... mais il n'y a que 10% en barrique, il faudrait donc goûter l'assemblage pour vraiment en juger.







2014 en cuve
Couleur profonde, maturité au nez comme en bouche, belle matière (en l'état la présence du Cabernet est plus sensible sur le Médoc) avec une structure déjà intéressante et plaisante. Beau potentiel pour les presses.
Avec le temps ça ne peut que s'affiner et s'améliorer encore.

2014 sous bois
On est sur les mêmes bases qualitatives qu'en cuve.
Essai de barriques de plus grand capacité qu'à l'habitude ... à voir et revoir dans le temps : l'élevage commence à peine, le commenter à ce stade n'aurait pas de sens.


En tous cas, et sans préjuger des similitudes réelles ou supposées entre les vins et les caractères de celles qui ont prêté leurs prénoms aux cuves..., 2014 s'annonce ici auss, très bien !





Du côté des vins faits :



Le Mont du Puit
(2011)
Merlot et Cabernet à parts égales.
Joli fruit, bouche ronde et plaisante.
A boire dès maintenant et sur encore une paire d'année.

Saïkouk Médoc (2012)
Merlot et Cabernet à parts égales.
Nez de fruits, soutenus par un léger boisé. Belle matière, pour une bouche équilibrée. Prêt à boire mais peut attendre 4 ou 5 ans pour gagner en complexité (mais perdre un peu de son fruit).


Saïkouk
Haut-Médoc (2012)
Un peu de Petit verdot vient tenir compagnie au Cabernet et au Merlot.
Le plus structuré des trois ; le boisé y est aussi un peu plus marqué (sans pour autant être excessif).
Autant les deux précédents sont déjà prêts à boire, autant le Haut Médoc gagnera à être attendu : les tanins sont de bonne qualité, mais la bouche et sa finale peuvent (et vont !) gagner en complexité et en élégance.




Tout ça c'est bien sur fait sous le regard attentif de l'un des deux chats, une belle bête du genre massif qui se serait volontiers tapé quelques tranches de grenier médocain ... c'est d'ailleurs pas faute d'avoir essayé !










Le site internet du Château Saïkouk



L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération

Les photos sont miennes et ne sont donc pas libres de droits (sauf bien sûr pour Latifa si elle souhaite les utiliser).

mardi 9 décembre 2014

Nicolas et le Grand Vin





Encore un billet sur Reignac ? Un jour il faudra que je songe à me renouveler !
En même temps, quand c'est bien ...

C'est quoi le prétexte, ce coup ci ?

Oui : leur Journée Portes Ouvertes du 7 Décembre.







A l'arrivée on tombe sur Nicolas (avec femme et enfant, mais sans les chats).




Du coup, une fois les présentations faites et un petit groupe constitué, on enchaîne sur la visite avec le dit Nicolas, bien sur avec le verre en main ... et sans oublier de remplir le billet de tombola qui nous a été remis.

(mais qui donc a gagné ? ce suspens est insoutenable !)






On attaque par le blanc.

Le 2013.
Je l'avais goûté il y a quelque temps et je suis finalement assez d'accord avec les éminents experts dont l'avis est affiché sur une barrique. Il est même encore mieux (si, si : c'est possible !) que lors de ma dernière visite : le boisé est plus intégré au vin, que ce soit au nez ou en bouche. Il faut dire que, déjà ouverte, la bouteille est à température ambiante (fraiche mais pas froide donc) et que le vin a sans doute eu le temps de s'oxygéner.
Je vais donc pouvoir commencer à envisager d'ouvrir certaines des bouteilles achetées lors de mon précédent passage.






S'ensuit un tour du côté des rouges.

Pour commencer le Château de Reignac, en 2012
Dans la première partie du chai.
De facture classique (enfin, classique à Bordeaux quand on les réussit), c'est un joli rouge prêt à boire dès maintenant et sur encore quelques années.








Nous passons alors au Grand Vin
(oui : celui que je bois parfois avec de la mimolette).



Pendant que Nicolas se consacre au vin et à son histoire, moi je me concentre sur mon appareil photo pour tenter de sortir au moins un portrait décent.
La contre plongée c'est super dur, car quand tu photographie un point très haut depuis une position très basse, ça pose plein de problèmes techniques absolument insoupçonnables.
Sinon, le Grand Vin est égal à lui même.

Réussi, donc !








Nous finissons, bien sur, par le Balthus (2008), donc dans le pigeonnier qui est devenu une belle (et efficace !) salle de dégustation.

C'est encore un bébé le 2008.
On va donc le laisser dormir encore quelques années car il a toujours cette fougue qui doit continuer à se fondre, se contenir et s'apprivoiser.

Ca envoie, quoi.

C'est la finale qui déborde encore de puissance.
Donc on attend, ou bien on le réserve à des plats qui tiennent la route !





Puis vient le marché de Noël ...

avec quelques instruments que nous n'entendrons pas : il y a un train à prendre, bientôt.









Bien trop tôt.


L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération

Les photos sont miennes et ne sont donc pas libres de droits