vendredi 30 janvier 2015

Vendredi du Vin #72 : Meyney, le vin que l’on peut trouver et boirepartout au meme moment


Début d'année, bonnes résolutions, et autres choses de ce genre là en forme de : "tiens si je me mettais à la diète, retournais régulièrement à la piscine et rejoignais les Vendredis du vin ?"

La diète et la piscine c'est pas encore fait, mais pour les #VDV 72, le président du mois proposait  :

le vin que l’on peut trouver et boire partout au même moment … ?
Pour un aventurier de ma trempe, le genre de gars qui est toujours sur les routes du vaste Monde : un jour à Toulouse, le lendemain dans le Médoc, parfois même vers Béziers ou à Tours, c'est un thème qui résonne.

Mondialisation aidant on peut boire à peu près n'importe quoi, n'importe où et n'importe quand. Parfois à n'importe quel prix et dans n'importe quel état, mais
c'est là un autre débat.

Alors quoi ?

Dans l'esprit du truc tel que je le comprends il y faut des volumes significatifs ... mais j'ai déjà fait, par ailleurs ma semi provoc Tariquet et n'ai pas forcément envie de parler du Rosé de Mateus.

Une limite inférieure de production annuelle à 100 000 bouteilles ce serait déjà pas mal non, même à l'échelle du Monde ?
Puis je vais bientôt quitter le Médoc pour émigrer rive droite : alors un dernier Médoc pour la longue route ?
Et, idéalement, il y faudrait une touche plus personnelle, quasi anecdotique mais personnelle malgré tout.

Médoc, 100 000 quilles et plus, avec une touche perso ?





























Meyney, je l'ai déjà évoqué par le passé : pour l'essentiel à l'occasion des présentations en primeurs du 2013.

C'est une longue histoire, Meyney.
C'est marrant les dates : 1664 est fondatrice et parle à tout le monde. Meyney aurait donc pu s'appeler 1662.
Mais si 1662 c'est donc les pères feuillants à Saint Estèphe ... c'est aussi la révolte des Lustucru. Et tenter l'accord Meyney / Lustucru ça fait un peu braire non ?  (encore que j'ai le souvenir récent d'un risotto de coquillettes au jambon blanc et aux truffes qui aurait sans doute pu coller
très bien avec le premier des Meyney qui suivent !)






La photo d'entame est tirée d'un bouquin de ma collection -
Les Grands Vins de Bordeaux -, il date de 1941 et est donc écrit en français ... et en allemand (l'édition précédente est, elle, en français et en anglais. Étonnant. Ou pas.). 
On y trouve quelques tirades délicieuses :
Certains marchés traditionnels, comme l'Allemagne - fermés pendant trop longtemps - entr'ouvrent à nouveau leurs portes. Le marché américain reprend peu à peu son importance d'avant guerre dans la proportion de nos exportations totales.
Aussi pouvons nous espérer qu'après une crise difficile notre marché d'exportation retrouvera, sur des bases évidemment plus réduites, une situation qui lui permettra de maintenir l'existence d'un commerce traditionnel et vital pour notre région.
Pour ce qui concerne plus particulièrement Meyney on observera que selon le marketing de l'époque le vin s'y fait tout seul, en grande partie grâce au travail des maçons. C'est curieux, cet attrait des maçons pour Saint-Estèphe !?


Sur ma micro histoire personnelle, Meyney est bien plus récent puisque remontant à 2011 et à mon taf d’œnologue conseil, mais aussi de labo - à Pauillac - et, de ce fait, à la rencontre avec Denis Rataud : le maître de chais de Meyney.

J'ai depuis largement contribué à la diffusion mondiale de Meyney puisque j'en ais disséminé de Toulouse à Mounès-Prohencoux, en passant par Paris.
C'est dire !

Le déclic final pour ce billet a été la récente tournée nord américaine qu'Anne Le Naour - Directrice Technique de CA Grand Cru ... et donc de Meyney - a relatée sur Facebook. Tournée qui, bien que perturbée par la tempête de neige new-yorkaise, m'a remis en mémoire l'une des photos pinardières envoyée par celle de mes nombreuses filles qui, après avoir joué à la pétanque dans la cour de Meyney, bossa à New-York pour y vendre du vin (mais pas du Meyney). 
Elle m'en a envoyé quelques photos, dont celle de ce Meyney 2009 repéré sur une étagère locale.

Partout dans le Monde.
Si, si.
En tous cas ce Monde .

Ça devrait aller pour la touche perso et mondiale !?



Du coup, en guise de préparation à ce billet avec la dite fille et quelques uns de ses potes éthyliques, on s'est fait une "soirée Meyney" autour d'un 1995 en magnum, et d'un 2008 en 75 cl.
Pas sur qu'on trouve le magnum de 1995 partout dans le Monde en ce moment même, mais le 2008 ce doit être jouable ... (en tous cas il y a visiblement du 2009 à New York ... moyennant 55 $ hors taxes par quille).




1995

La couleur est toujours rubis foncé avec, bien sûr, évolution sur la frange.
Nez expressif de truffe, de sous bois, de cuir précieux, mais aussi encore de fruits noirs macérés.
Belle bouche avec de la puissance mais beaucoup de rondeur. Très belle matière, bien fondue et équilibrée. Je n'y retrouve pas le côté rustique des Meyney plus récents, en particulier du fait de cette belle et longue finale truffée.

Y revenir tout au long de la soirée ne fera que confirmer le plaisir de boire et reboire ce vin.
Le genre de bouteille qui me donne envie d'oublier celles, plus récentes, que j'ai en cave pour y revenir bien plus tard. Oui, même moi qui n'aime pas les rouges avec de l'évolution. Je dois vieillir ... ou Meyney évolue bien ... ?


2008


C'est bien sur un tout autre gaillard. Un tout jeune.
Belle couleur intense et, donc, jeune.
Du fruit (cassis), et des épices.
Grosse structure, avec une belle matière ... et ce côté rustique en finale qui me plait tant, chez Meyney. Finale au demeurant encore puissante, mais sans dureté, et avec une longue aromatique.

C'est très bon ou du moins j'aime beaucoup là, comme çà.
Mais au vu de l'expérience juste vécue avec le 1995, je vais en oublier quelques bouteilles au fin fond de ma cave libournaise pour y revenir ultérieurement : ça doit pouvoir être encore meilleur un peu plus tard, ce 2008 !?
Ce sera d'autant plus facile d'attendre que dans la dite cave (pas encore) Libournaise, sommeille aussi un magnum de Meyney (2000) qui aidera à faire la jonction ...



Pour finir :

- Le résumé des participations par le président du mois (intégrant les liens vers les divers blogs) : 
- Le lien vers le site du  Chateau Meyney


- Et, Forcément  :

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération

(En même temps, une cuite au Meyney ...)

















jeudi 29 janvier 2015

Earley


17 ans de vie commune.
Avant il y avait eu sa mère, et sa mère était un genre de garce. Je ne me souviens pas avoir connu son père.
17 ans ...
17 ans de vie commune avec, il faut bien le dire, quelques moments difficiles parfois. Mais globalement ça se passait plutôt bien, sauf bien sur quand nous faisions de longs trajets en voiture ou naturellement lorsqu'il lui prenait l'envie, de préférence la nuit ou au petit jour, de me lécher l'oreille ou, pire, de me la mordre.

17 ans, peut être même 18 ?
Oui : c'est de toute évidence l'être vivant de sexe féminin avec lequel j'ai eu la plus longue période de vie commune !
17 ou 18 ans car je ne sais plus bien si elle est née en 1997 ou 1998.
Juste que lorsqu'elle est née j'étais redevenu étudiant (en œnologie), et surtout que j'étais là : à réconforter sa mère.

Puis ensemble toujours, de job en job et de ville en ville : depuis les 4000 m² de terrain de la maison électrique, jusqu'au minuscule meublé de Pauillac sans jardin ni même balcon.
Cette vie commune m'a coûté quelques poissons rouges et autres crevettes d'aquarium vendues au prix d'un homard breton adulte.


Plus récemment le parc de Castelnau avec 40 ou 50 hectares de bois, des paons criards, des lapins attirants, des chevreuils bouffeurs de croquettes Purina, et puis aussi un cygne agressif et surtout Oliver Mellors : le chat des bois qui lui valut son dernier nom : la Chatte Earley.




18 ans.
Puis cette plaie à l'œil qui cicatrise mal, qui ne cicatrise pas.
Le véto.
La palpation qui décèle une grosseur anormale au niveau de l'abdomen.
Le lendemain, l'échographie qui révèle un foie complètement ravagé, ce qui conduit inévitablement à un très mauvais pronostic vital : quelques semaines au mieux.

10 jours à lui gratter la tête, derrière les oreilles, et à la nourrir de thon en boite. Puis son état qui semble commencer à se dégrader, et surtout ce long déplacement en Val de Loire qui s'annonce.
Pas envie d'abréger l'histoire mais encore moins envie, au retour de ce déplacement, de la retrouver agonisante depuis Dieu sait quand !



Étonnant - pas tant que çà en fait - comme ta réflexion par rapport à l'euthanasie préventive peut évoluer, dès lors que ton chat est concerné.


Voilà.
C'était mon chat.
Qui va salement me manquer avec ses paupières chauves, son miaulement de mouette et sa silhouette de loutre.







dimanche 25 janvier 2015

Manuel du Vigneron Français



Manuel théorique et pratique du Vigneron Français, ou l'art de cultiver la vigne, de faire les vins, eaux de vies et vinaigres



C'est un petit bouquin, in-16, écrit par Arsène Thiébaud de Berneaud, dont la première édition date de 1823.


C'est la 4ème édition (1836) que j'ai dénichée à Périgueux, lors d'une récente escapade périgourdine.

On y trouve quelques perles, mais aussi d'intéressants témoignages sur telle ou telle technique et ses intérêts réels et supposés.









C'est, par exemple, le cas pour la greffe dont diverses méthodes sont détaillées, avec leurs intérêts et inconvénients et, plus généralement :
Beaucoup d'espèces sont susceptibles d'être améliorées par la greffe, tant sous le rapport de la fécondité que sous celui de la qualité du raisin.
Toutes les espèces qui se refusent à certains terrains peuvent y réussir lorsqu'elles sont entées sur des souches qui s'en accommodent, et ne dût-il résulter que cet avantage, les vignerons ne devraient pas négliger d'enrichir, par la greffe, leurs propriétés, les bonnes espèces, qu'ils ne pourraient cultiver sans ce procédé.
... alors que la crise phylloxériques n'est pas encore là, la greffe semble donc déjà conseillée.
Le franc de pied n'était donc peut-être pas la norme que l'on pourrait penser (du moins si l'on en croit Thiébaud de Berneaud).





On trouve également les descriptions et explications permettant de construire et installer des équipements sensés protéger vignes et vergers de la grêle ...

Et ça me laisse un rien perplexe (malgré la diatribe finale de l'auteur).










Bien entendu, l'hygiène des cuves est évoquée (à grand renfort de coings du Portugal !?!) :
Tout propriétaire soigneux tiendra ses cuves nettoyées avec la plus grande attention la veille de l'ouverture du ban des vendanges. Il y en a qui les frottent avec des coings de Portugal bien mûrs ; d'autres passent sur les parois intérieures de leurs cuves en pierre, quelques couches de chaux vive, afin de saturer l'acide malique qui existe dans le moût ; ceux-ci les lavent avec de l'eau tiède et passent un peu d'eau-de-vie sur les parois, quand les cuves sont en bois; ceux-là les frottent avec des décoctions de plantes aromatiques, d'eau salée, de moût bouillant, etc. Toutes ces méthodes sont bonnes quand en résultat on obtient la propreté ;  mais l'usage de la chaux-vive n'est peut- être pas sans inconvénient : n'est il pas à craindre que les sels calcaires que l'on forme par cette application, venant à se détacher dans le vin, ne lui communiquent un mauvais goût et des propriétés nuisibles à la santé ?

Il y a aussi des prescriptions plus ou moins fidèles aux travaux de Chaptal, travaux qui sont encore bien récents, sans oublier les procédés qui ont fait leurs preuves (ah, le bon vieux temps ...)  :
Quand l'été peu chaud n'a pas permis au raisin d'acquérir toute sa partie sucrée, on ajoute, au moût, vingt-quatre décagrammes ou demi-livre du sucre le plus commun par chaque dix tendelins de vendange ; on peut aussi aromatiser le moût avec des jeunes pousses de pêchers ou d'amandiers, et quelques petites poignées de fleurs de sureau sèches.

On y perçoit l'amorce de la microbiologie du vin :

Il est démontré par les belles expériences de Thénard, que les sucs des fruits qui fermentent directement contiennent tous une matière sucrée et une portion de ferment. Les jus de groseilles, de cerises, de pommes, de poires, de pêches, etc., etc., sont tous dans ce cas.
Thénard a cru que le ferment était la levure de bière, que par ce motif il regardait comme un principe immédiat de végétaux. Proust a pensé que le sucre non cristallisable du raisin, jouissait directement  de la propriété de fermenter. J'ai fait de nombreuses expériences que je consignerai dans un autre mémoire, desquelles j'ai dû conclure que beaucoup de substances végétales différentes remplissent les fonctions de ferment. Celles de ces substances qui renferment de l'azote m'ont surtout semblé susceptibles de le remplacer, bien que les matières animales que j'ai été à même d'essayer n'aient pu me faire obtenir de semblables résultats.

Et puis viennent diverses informations sur les maladies du vin.
Je ne reviens ni sur la graisse, ni sur la tourne, que j'ai déjà évoquées il y a quelque temps, et ne mets qu'un mot à propos de la maladie de la fleur, car la méthode curative proposée par l'auteur est intéressante :
Quand on a négligé de remplir, il se forme dans le tonneau une mousse banche, qu'on nomme fleur, et qui couvre la surface du liquide. Il est urgent de remédier à cet accident, qui précède constamment la dégénération acide du vin. On commence par forcer l'air qui remplit le vide à sortir : pour cet effet, on introduit la douille d'un soufflet ordinaire par la bonde, et on l'agite de chaque côté. On introduit ensuite une mèche soufrée, qu'on laisse brûler en fermant la bonde, puis on remplit le tonneau et on frappe dessus, tant pour exciter la sortie des bulles d'air qui s'arrêtent dans les cavités, que pour amener le plus possible de fleurs vers la bonde ; après quelques minutes de repos, on presse des deux genoux le fond du tonneau, ce qui fait déborder le liquide, on souffle dessus, les fleurs tombent, on remplit et on continue l'opération jusqu'à ce que l'on n'aperçoive plus aucun vestige de cette mousse.


L 'auteur qui se penche en outre sur la santé du vigneron (et la morale publique) :
Un vice essentiellement dangereux, et pour la morale publique et pour la santé, c'est l'habitude du vin et de l'eau-de-vie, à laquelle certains vignerons se livrent sans mesure et sans frein. Ces excès souvent répétés causent beaucoup de maladies aux jeunes gens et accablent le vieillard principalement d'hydropisies presque toujours incurables. Certes, il est loin de ma pensée d'empêcher le vigneron de boire de ce vin pour lequel il a donné tant de soins et supporté tant de fatigues : le vin est nécessaire pour soutenir les forces de celui qui travaille, mais il ne doit point en abuser. L'homme utile veut être exempt de ces vices qui déshonorent, et sont l'apanage de l'oisif, de l'être dangereux.

Et, en conclusion, Thiébaud de Berneaud nous assure que :
Il résulte des observations précédentes et de celles faites par les meilleurs œnologues, que les précautions nécessaires pour faire son vin le meilleur possible sont :
1. De cueillir le raisin par le plus beau temps possible ;
2. De le choisir bien mûr, en ôtant les grains verts, secs ou pourris ;

3. De le fouler de telle sorte qu'aucun grain ne reste sans être écrasé;
4. De retenir le marc baigné dans le moût à l'aide d'un double fond percé à jour que l'on met dans la cuve, et que l'on fixe avec des tasseaux avant l'instant où la fermentation a fait gonfler la vendange ; 5. De couvrir la cuve avec une toile posée dessus, et repliée plusieurs fois sur elle-même, afin de ralentir, autant que cela se peut, le dégagement du gaz carbonique, et de faire sur lui l'office du réfrigérant, en s'interposant entre lui et l'air atmosphérique ;
6. Enfin, de décuver quand le vin est fait, et plutôt un peu avant que trop tard, ce qu'on peut reconnaitre quand la fermentation devient calme, quand le vin s'éclaircit, et quand la température du bas de la cuve diffère peu de celle du haut.



(cliquer sur les photos permet de les afficher dans un format en permettant une lecture plus facile)
(comme à chaque fois : reproduction partielle de telle ou telle partie de ce bouquin sur simple demande)

vendredi 23 janvier 2015

Escapade Perigourdine


 


Entre Noël et le 1er de l'An, être angélique, voire ascétique : ne pas forcer sur la gastronomie.

Faire léger. Limite bouillon de légumes.
Se réserver pour se préserver.

Donc le Périgord et l'Auberge de la Truffe.





L'Auberge de la Truffe (qui, au premier abord n'a pas grand chose d'une Auberge), je l'avais découverte il y a une dizaine d'années. C'était professionnel.
Si, si : un off site meeting de ma boite de l'époque.
Ouais, un off site meeting !
Tu fais quoi cette semaine ? un off site meeting ! Ca pose son homme.
C'est en tous cas ce que semblait penser mon DG d'alors.

Je n'ai pas gardé un souvenir impérissable du dit meeting, si ce n'est que la table était bonne.
C'est l'intérêt majeur d'un off site, j'imagine ...




Donc l'Auberge de la Truffe en prétexte et point d'ancrage.
Autour il y aurait bien de quoi meubler.

A Sorges y a des truffes.
Et l'Auberge qui va avec.

Il y a aussi une jolie petite église.
C'est bien les églises, surtout quand elles sont ouvertes.







Pas loin il y a Brantôme.
Bien que qualifier Brantôme de Venise, même que du Périgord, soit un rien abusif ça n'en reste pas moins un endroit où flaner.
(Mais qu'il y faisait froid !)
Très belles boutiques, une charcuterie : une Maison surtout ....



Il y a aussi Périgueux, et ça a du charme Périgueux. Beaucoup.

Là se trouve un bouquiniste qui possède quelques pépites, et à qui je n'ai acheté que deux petits bouquins :
- le délicieux "De la pasteurisation préalable de tous les vins" qui, paru en 1900, donne vision assez rigolote de l'interventionnisme œnologique,
- le "Manuel du vigneron français" d'Arsène Thiebaut de Berneaud (4ème édition, parue en 1836). Intéressante vision d'ensemble depuis la vigne jusqu'à la distillation.

Car j'ai bavé devant l'édition originale (1808) de l'"Instruction sur les moyens de suppléer le sucre dans les principaux usages qu'on en fait pour la médecine et l'économie domestique" de Parmentier. S' y trouve la patte de Chaptal et, l'air de rien, on y parle beaucoup de raisin (et de vin). Mais c'était hors budget ...


A Périgueux il y a aussi Hercule Poireau, bien que je ne sois totalement convaincu ni par Agatha Christie, ni par le poireau : l'adresse vaut une halte !

Mise en bouche ludique, dans laquelle le Vin Jaune s'est fait une belle place.

Un filet de maigre bien travaillé.

Surtout un charmant vin blanc au verre, renseignement pris il s'agit du blanc sec du Château Briand et c'est réussi, tant au nez qu'en bouche.


Mais l'Auberge de la Truffe dans tout çà ?
Si elle ne ressemble pas vraiment à une Auberge, au moins à l'intérieur, l'accueil et le service n'y sont pas moins de grande qualité.
L'Auberge de la Truffe : son menu truffe, tu meurs rien qu'en le regardant. Donc non, c'est juste pas possible (la version juste en dessous s'avèrera aussi assez monstrueuse).

Ce qui, en revanche, est très possible c'est le retour du
Château Briand, avec son blanc sec en 2013, car une quille c'est quand même mieux qu'un verre pour juger d'un vin (surtout quand la quille est en dessous de 20 € sur table !). Toujours aussi plaisant ce vin.
Beaux arômes, bouche associant fraîcheur et ampleur.
Vin de plaisir (aller acheter 1 ou 2 cartons !).

Baveuse à souhait, l'omelette aux truffes est pile poil ce qu'elle devait être.

Le tournedos et sa sauce Périgueux sont à tomber, ça va de soi.



Alors la tatin, qui vient après le renoncement au plateau de fromages ..., c'est le truc qui t'achève illico.

Même avec ce joli blanc sec pour faire glisser.






Avant de repartir, un petit tour à Domme.
Domme, comme une coquille vide en cette saison.
Pas de restau : détox je te dis ! (et puis pas d'offre satisfaisante sur place).

Allez : maison !
Y a un Mouton qui attend le réveillon de Nouvel An ... oui : la détox c'est bien, mais faut pas abuser.



samedi 17 janvier 2015

Wine Blog Trophy 2015


C'est marrant le Wine BlogTrophy.
Surtout l'édition de cette année, je trouve.

Les années précédentes il s'agissait de publier un billet traitant de la Loire, ou du moins de l'un de ses vins. S'ensuivait un parcours du blogueur qui, par sélections successives, menait au vainqueur : l'auteur DU billet sur LA Loire.

Du coup je n'y ai jamais participé : blog alors peu actif, peu d'envie, d'autant moins d'envie que ces dernières années je n'étais pas très orienté Loire ... même si j'en aime bien des vins, mais bossant à Pauillac les appros étaient parfois compliqués.

Cette année c'est une autre musique : les 35 blogueurs inscrits ont chacun reçu deux bouteilles.
Tous les mêmes : un blanc (n°261) et un rouge (n°142).
Le truc est simple : on ouvre, on goute, et on détermine appellation et millésime. Enfin, on essaie ...
C'est un peu : "qui veut publiquement passer pour un con", ce truc ! Forcément j'aime bien, du coup je me suis rapidement inscrit.

J'ai reçu mes deux bouteilles.

Elles ont un peu trainé : rhume, boulot, pas disponible, que sais je encore !?

Puis là l'échéance approchant il fallait agir, d'autant plus agir qu'il y avait, cette semaine, un déplacement professionnel ... en Val de Loire et qu'après ce serait tendu de faire ça dans les temps ! Pourtant ç'aurait peut-être été plus efficace de gouter les fameuses bouteilles lorsque justement j'y étais, en Val de Loire ! Au pire au retour ?
Mais j'ai gouté avant, je suis pas malin. Ou trop joueur. Les deux.

Joli blanc typé Chenin, avec une petite pointe oxydative. Pas bien vieux mais plus tout à fait un perdreau de l'année.
2009, 2010, ou 2011 ? Va savoir ...
Surtout que côté appellation c'est pas gagné ! Parait qu'il y en a un peu du Chenin, là haut ...

Rouge de bon aloi, nez expressif, mûr, belle structure.
Cette structure présente sans écraser le palais réduit un peu la gamme des appellations, mais on n'est jamais à l'abri d'un franc tireur ... encore que sur ce genre d'exercice, pas sur qu'on nous fasse se risquer dans le bizarre !?
Là aussi plutôt jeune, le garçon.

Alors ...
Alors ?

Alors le Lundi matin, les vins bus en fin de semaine encore vaguement en mémoire, j'attaquais du côté de Nantes.
Comme souvent, Bertrand finissait par me proposer de goûter quelques quilles. J'étais alors, forcément, encore plus intéressé que d'habitude.
Pour les blancs : tout une série de Muscadets, mais aussi quelques Chardonnays.
C'est contrariant cette affaire : les Muscadets, sur les crus et avec quelques années de bouteille ça pourrait coller. Mais, bon, ça me semble quand même pas si évident que çà et, encore une fois, ce type de vin sur ce genre d'évènement ce serait se risquer un peu trop sur le bizarre, non ?
Non, allez : pas un vieux Muscadet (mais en revanche il faudra que j'y pense pour ma cave).

Côté rouge, il me sort quelques mono cépages : depuis le Merlot jusqu'au Cabernet franc en passant par le Cot et quelques autres. Le Cabernet poivronnait un peu trop, même si c'était mûr.
Dans le lot il y avait un truc marrant : un Egiodola au joli nez fruité / floral et à la bouche dense qui s'achève sur des sensations rustiques : y a du grain en finale. Rustique mais plaisant ! Mais je n'ai ni ce genre de nez, ni ce genre de finale en mémoire.
Toutefois, c'est à regouter une autre fois, plus sérieusement, cet Egiodola. Pour le plaisir cette fois.

Les deux jours suivants je rodais depuis Nantes jusqu'à Tours, en passant par Saumur ou Vouvray. Même Doué la Fontaine.
A chaque repas : un verre de rouge pour aller faire un tour virtuel et sensoriel à Saumur, à Bourgueil, à Chinon ou encore en Touraine rouges.
Pas beaucoup l'impression d'avancer significativement même si ça me permet d'écarter quelques options. Toutefois je sais bien que l'exercice est somme toute assez v(a)in : prétendre retrouver l'appellation et le millésime d'un vin goûté 3 jours avant à l'aide de vins au verre pris dans des restaus qui ne sont pas tous, loin de là, des parangons de vertu quand on en vient au choix et au service du pinard ....





Mardi en fin de journée, je passais au Domaine d'Orfeuilles, à Vouvray, pour y gouter à nouveau deux jolies cuves qui étaient appréciables dès la mi décembre.

Orfeuilles j'en parlerai plus tard : plus tard, car j'ai encore une série de quilles de chez eux à déguster avant de les commenter.
Pour autant, j'ai d'ores et déjà racheté quelques bulles : elles sont bien leurs bulles.

Puis j'ai joué la carte Wine Blog Trophy, le Chenin, mais quelle appellation, quel millésime, mes doutes et tout çà ...

Jackpot : il m'a sorti, entre autres choses, son Silex depuis 2002.
Ben c'est vachement bon ce Silex !
Du coup vu que c'est bien, et qu'on passe un bon moment (oui, même quand on en est venus à la bouse de corne et aux jours feuille. Des fois je me reconnais pas, ou alors c'est plutôt dans ces moments là que je me reconnais en fait ?) : je valide le Vouvray.
A quoi çà tient ...
Son 2010 est superbe : un très beau vin dans un très beau millésime.
Les autres sont remarquables aussi. Splendide 2002 qui promet de durer des lustres encore. Gros moment de plaisir.
Du coup je me dis que j'irais plutôt sur 2009 pour le vin du WBT 2015 ... mais ils ne sont peut-être pas partis sur les mêmes standards, et puis il était quand même bien ce vin.
Alors retour au vote pro "Vouvray (2010)", en espérant ne pas avoir de regret sur le millésime ... si tant est que l'appellation soit la bonne !?

Pour le rouge, plus dur ...
Un Chinon peut-être ? Peut-être.
Plutôt jeune, encore, si j'en crois sa frange. 2011 ? 2012 ? Allez ... 2012.
Là aussi je reste prudent.

Puis, bon : en fait on s'en fout, non ?
De mon point de vue, le principal était d'en profiter pour goûter la Loire : la gouter autrement. Etre plus curieux, plus amateur. Aussi parler et échanger, et surtout prendre du plaisir à tout ça et, enfin, se plaisir : le partager. Au moins essayer.
Tout cela a été fait, alors je crois que pour moi le principal pari est largement gagné.
Dès lors : merci le Wine Blog Trophy !
(A ce stade je dois avouer que je ne sais même pas ce qu'il y a à gagner, ce qui donne une idée assez précise de ma confiance, sur ce coup là ....)
Quoiqu'il en soit du résultat (c'est à dire que je sois très ridicule ou juste un peu), j'y serai cette année, au salon des vins de Loire. Salon à la fin duquel les résultats seront annoncés, si j'ai bien compris.
J'y serai anonymement, peut-être ? Oui, ça risque être mieux pour mon ego ...


Alors que j'écris ces lignes un certain nombre de blogueurs ont déjà donné leur pronostic ...

A suivre ...



Et au final il s'agissait donc de (je cite) :

- Bourgueil 2010 (Domaine des Ouches)

 
- Anjou Blanc 2010
(Domaine Patrick Baudouin)
Personne n'a trouvé les 2 combinaisons gagnantes ...
Cependant les premiers à avoir donné une bonne appellation sont :

Fabien Lainé et Tomy Dupieux [dont je ne trouve pas le blog] qui sont les gagnants du Wine Blog Trophy 2015 !
Félicitation à eux, ils remportent un Wine Art d'EuroCave, leur invitation sur le Salon des Vins de Loire 2015 pour une remise des prix inédite et l'hébergement de leur blog en 2015 sur le site vin du Point.


Me suis bien foutu dedans, sur le millésime du rouge !
Faut il vraiment faire un autre commentaire ?
Non, hein ...

;-)




lundi 5 janvier 2015

Le L (Toulouse)




Il y a des adresses dont on dirait que tu t'ingénie à les éviter tout en te disant que ça a l'air bien, qu'il faudrait aller y voir.

Le L m'a longtemps fait cette impression là.

En plus ça commence à faire un bail que je ne suis plus que très (trop !) rarement à Toulouse.

Mais en cette fin 2014 l'occasion s'est présentée, donc le L.




Je suis un chieur avec la musique.
Et au restau j'en veux pas en fait. Ou alors du baroque à la rigueur.
Donc là, leur fond musical ...

But why ? comme on dit parfois, à Venise. Surtout en sortant de Santa Maria della Pieta (private joke, bien évidemment).

Ok : t'es pas non plus obligé d'avoir un orchestre de chambre qui te joue du Vivaldi pendant le repas, m'enfin entre ça et leur soupe ...



Pour entamer le Saint Jo blanc de chez Pichon.
C'est bien la Marsanne.

Enfin là, elle commence à prendre ce petit côté oxydatif qui n'est plus si petit et que j'aime pas tant que ça en fait.
C'est pas rédhibitoire mais ça plus la musique ça me démange un peu quand même.

Il y a, fort heureusement, de la Chateldon.
Et la Chateldon c'est bien !
Je comprends pas que ça soit pas obligatoire, au restau, la Chateldon !?










Fort heureusement² l'entrée me va bien.

J'aime le côté "simple mais bon".

Je suis servi : des coquillettes comme en risotto, avec truffes et jambon blanc.

On pourrait trouver que c'est limite foutage de gueule. Mais non.
Ou peut - être que si.
M'en fous j'aime.

En plus ça passe fort bien avec le Saint Jo. Donc forcément j'oublie (presque) la musique en me disant que je suis peut-être un génie méconnu et involontaire des accords mets et vins !? et tout va bien.



Paf, ça pouvait pas durer

Car vient mon plat à moi.
Mon plat à moi que j'ai choisi pour moi parce qu'il y a que des trucs que moi j'aime mais que j'ai jamais mangés comme çà, ensemble.

Ca me parle pas ce truc.
Ca me fait l'effet d'un exercice de style vide de sens et ça me laisse froid., tant à l’œil qu'en bouche.

J'ai pas de reproche particulier à lui faire à ce plat, si ce n'est l'essentiel : un  désintérêt total.
En plus le Saint Jo part complètement en vrille là dessus.
Echec.








Plus que vaguement désabusé j'attends le dessert.

Au premier abord il y a, ici aussi, un côté gadget dans la présentation.

Pour autant les saveurs sont très intéressantes et fonctionnent vraiment bien avec le Saint Jo.

J'aime.

J'aime d'autant mieux que c'est toujours préférable de finir sur une bonne impression (ce qui tous comptes faits, et au vu de l'ensemble de la prestation de ce soir là, ne s'applique pas forcément à l'addition).









L Amirada (Villeneuve les Beziers)





Forcément quand tu va au restau pour le repas de fin d'année de ta boite, et qu'en plus c'est un repas de midi, tu t'attends pas à des miracles.
Ou alors à la Cour des Miracles !?


En revanche, la Chiesa Santa Maria dei Miracoli, c'est à Venise, non loin du Rialto.
Et c'est une très jolie petite église qui tient de la bonbonnière.
A côté il y a un campo très accueillant. C'est un genre de village avec cette ambiance si particulière à Venise.
Autour de très belles adresses. J'en reparlerai un jour, ou pas.

L'église accueille parfois des mariages.

Ce jour là il y en avait un.









Bref : le repas de fin d'année, éventuellement au restau, j'imagine que ça dépend de la boite pour laquelle tu bosses ?


Le siège de la mienne est proche de Béziers, en face de ce rocher de Vendres où il y a fort longtemps j'ai fait mes premières plongées en mer.
Alors nous sommes allés manger tout près de Béziers, à Villeneuve les Béziers : à l'amirada

Très grande salle, grosse affluence : ça fait un peu restau à l'espagnole tels que j'ai pu les connaitre il y a un bail de cela.

C'est pas toujours bon signe.


Alors forcément je m'attendais pas à des miracles, malgré une carte intéressante.

J'avais tort :


- le foie gras y est bien plus qu'honorable ! (pour ma part, petite réserve sur le chocolat).


- les tempura et leur accompagnement sont carrément réjouissants.








Comble de bonheur ?

Un vin sympa, bien fait, avec un joli fruit typé fruit réducteur.
Cassis quoi.

Ca se boit tout seul ... et à moins de 20 € la quille sur table, franchement ....









Mais c'est après que le vrai bonheur commence.

Après, car la cuisson des coquilles est parfaite, et celle du couteau exemplaire.
Comme le risotto.

Allez ... j'aurais aimé avoir deux ou trois coques de plus pour en profiter plus et mieux mais, bon, c'est juste pour écrire un truc qui soit pas totalement sirupeux !

Rien à redire au dessert :
là aussi c'est bien travaillé, c'est beau et c'est bon.
En plus y a une framboise.
J'adore les framboises.






Y a parfois des jours et des lieux qui te surprennent, comme çà ... et te rappellent que les miracles existent.









samedi 3 janvier 2015

Ce Mouton était encore un agneau ...



D'une certaine façon, à 18 ans ce Mouton était encore un agneau : t
out jeune dans sa robe toujours rubis.
Peut-être aurait-il pu attendre ?
Sans doute même !

Riche et concentré, le vin n'en est pas moins sur l'équilibre et l'harmonie.
Alors je l'aime comme ça tant il est déjà accessible et, tout simplement, très bon.
J'ai en outre déjà avoué mon peu d'intérêt quand on en vient aux vins âgés (du moins quand ils ne sont pas liquoreux (ou Porto)), car j
e n'y trouve généralement que peu de plaisir sensoriel, tout au plus un intérêt intellectuel, au travers d'un questionnement du genre "tiens comment ça a tenu !?".

Ici le plaisir n'est pas qu'intellectuel même si les occasions de se plonger dans un Mouton ne sont pas dans mes habitudes pinardières et qu'il y a donc, bien sur,
cette envie d'aller voir comment c'est, finalement. Le prendre pour ce qu'il est : du vin.
Du vin ? oui.
Très beau nez, dans la complexité et la finesse : encore du fruit, aussi un agréable cuir noble, un boisé parfaitement fondu et intégré, ...
Forcément une superbe matière dans la douceur; et ce malgré la structure.
Bien sur extrêmement long.

Bon après c'est toujours pareil : ces circonstances - un réveillon - ne sont pas les plus adaptées a la dégustation et au commentaire. Elles sont, en revanche, fort bien adaptées au partage et au partage du plaisir !

 
Disons donc l'essentiel : que c'était juste très bon.

 


Il y a eu quelques bricoles avant.
De bon aloi, les "bricoles" : depuis le jambon espagnol jusqu'au caviar aquitain, en passant du Champagne au Sancerre.
Simple et bon, toujours.
Puis un foie gras de canard, mi cuit (oui : LE foie gras mi cuit). C'était un bon moyen d'aller vers le Mouton, ce foie gras : je maintiens le plaisir des rouges puissants mais arrondis avec le foie gras. C'est un beau mariage de raison qui soutient la douceur et l'aromatique du foie sans sombrer dans les grosses pommades infligées par bien des liquoreux. Et puis même si le liquoreux est grand (et il y en a !) quand tu as entamé avec çà, comment finir dignement le repas !?


En même temps, après un Mouton - Rothschild (y compris 1996), la suite du repas appréhendée du côté des liquides ...



Pourtant, ensuite il n'y avait pas d'agneau, même typique
de Pauillac.

Pas de bécasse non plus, même aveyronnaise. Ou alors seulement décorative.

Faire simple et bon, encore une fois : alors un poulet fermier à la broche (et au flambadou) et une purée truffée.





Peut-être était il encore un peu jeune, le Mouton, pour jouer complètement avec les truffes ?
Peut-être.


En tous cas, le lendemain il en restait juste assez pour y revenir après une longue nuit en vidange.
Y revenir en guise d'apéritif, le palais peut-être pas plus affuté que la veille mais toujours aussi curieux.

Peut-être l'ais je préféré alors, lui trouvant plus de profondeur ... sans doute parce que la veille, le 31 décembre, on était encore en jour fruit alors que là, le 1er janvier, on avait basculé sur un jour racine.
Racine
, donc profondeur !
C'est évident.
Enfin, c'est surtout évident que ça a pas fini de me faire marrer, ce genre de fariboles !

"Peut-être" car il y avait encore le plaisir de la veille et déjà la conscience de la fin. Difficile de goûter ce genre de vin de façon neutre, étiquette découverte.
Mais l'étiquette s'oublie finalement assez vite, ou du moins s'efface devant le plaisir donné par ce vin et par le moment de partage.

Le vin est, avant tout, fait pour ça.
Ou devrait l'être.

Bien sur c'est à consommer avec modération. Car l'abus d'alcool nuit à la santé.
Oui, même Mouton Rothschild, superbe vin et superbe Pauillac.