samedi 27 février 2016

SVL16 : Enclos du Petit Chien (Cheverny)

Je l'évoquais dans mes précédents billets à propos des rencontres dégustations faites à l'occasion de l'édition 2016 du Salon des Vins de Loire : il y a eu le retour vers de vieilles connaissances, la découverte d'une gamme précédemment entrevue grâce à 2 ou 3 vins, et bien d'autres prétextes pour goûter - souvent avec plaisirs - tel ou tel vin.

Il m'en reste encore quelques uns à aborder sur ce blog. Pour cette fois c'est d'une présentation et d'une rencontre dont il s'agira.

En 2015 Benoit Gautier (si je n'ai pas encore parlé de la dégustation faite avec lui lors du SVL 2016, c'est que j'en suis revenu avec une quille d'une cuvée de bulles que je n'avais pas encore goûtée ... et qui attend encore d'être sacrifiée !) m'avait présenté Boris Desbourdes, donc ses vins.
En 2016 il a eu encore moins de chemin à faire puisqu'il a servi d'intermédiaire pour me mener aux vins de L'Enclos du Petit Chien ... un "enclos" avec lequel son Domaine de la Châtaigneraie faisait stand commun.


3 vins au programme :

Cheverny Blanc (2015) Enclos du Petit Chien

Robe brillante et limpide, d'un jaune clair et pâle.
Nez intense, frais et fleuri (fleurs blanches) qui sauvignonne joliment sur un fond minéral.
La bouche est fraîche, construite sur une structure acide contrebalancée par un joli volume qui ne l'efface pas.
Arômes de bouche plaisants (agrumes, exo, notes florales), malgré la mise qui datait de 15 jours le vin était déjà prêt, frais, et en place.
Ce 70% Sauvignon + 30% Chardonnay est un joli vin de plaisir qui tiendra quelques années ... si on arrive à en garder quelques bouteilles (ça doit pouvoir se faire tant le prix est doux : de l'ordre de 7.5 € TTC en prix public).


Touraine Sauvignon (2015) - Domaine Croix Angier
(Dans les millésimes précédents ce 100% Sauvignon se nommait "Croix Bouquié")
Certes c'est un 100% Sauvignon, pour autant son nez me semble moins "typé Sauvignon" que le 70% qui précède : la minéralité m'y parait plus sensible, même si je suis avant tout sur le petit fruit acidulé et sur l'exotique.

La bouche est très ample (sans être crémeuse car bien équilibrée) et s'achève sur une jolie finale plus légère et enlevée, marquée par une petite pointe d'amertume qui dynamise la finale en lui donnant du mordant.
Encore une fois un joli vin.

Cheverny rouge (2104) - Enclos du Petit Chien
(assemblage de Gamay, Cabernet franc et Cot)
Robe d'un rubis très jeune de bonne intensité.
Au nez le vin pinote joliment sur des notes de fruits noirs murs (cerise), accompagnées de cassis mais aussi d'un léger floral. Avec un chouia d'épicé pour couronner le tout, c'est ouvert, expressif, complexe et très plaisant.
L'attaque est ronde, le fruit est immédiatement là et accompagne plaisamment l'équilibre et l'harmonie de ce joli vin croquant. Il s'achève sur une finale encore un peu serrée (tanins de belle facture) avant l'arrivée des notes de fruits et d'épices douces.
Beaux tanins, bonne structure : on gagnera donc sans doute à attendre encore quelques années pour que cette finale déjà plaisante achève de se fondre.


Jolie rencontre dont je remercie encore une fois Benoit Gautier ... avant de passer à cet Enclos du Petit Chien en ramener quelques cartons pour ma cave personnelle et privée (que je partage avec plaisir !).


comme d'hab, et même (surtout ?!) si les vins sont bons :

à boire avec modération.
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé.


vendredi 26 février 2016

VdV82 : un vin trembleur comme une flamme


Ce n'était peut-être pas une si bonne idée de proposer "un vin trembleur comme une flamme" comme thème des 82èmes Vendredis du Vin ?!


Bien sûr Apollinaire m'a fait découvrir la poésie et j'ai une affection particulière pour son œuvre, bien sur il y avait ce vin carafé dont les reflets tremblants (trembleurs ?) sur le marbre de la table m'avait mené aux Nuits Rhénane de ce cher vieux Guillaume et, par conséquent, à ces VdV ... mais jusqu'à la veille du Vendredi fatidique j'étais un peu court côté idée de billet ...

Puis voilà, la veille au soir, arrive une soirée dans un bar à vins qui m'était jusqu'alors resté inconnu : Vins Urbains (Rue des Bahutiers, à Bordeaux).

Dès l'entrée ça s'annonce bien : il y a une jolie carte des vins au verre.
Très jolie, même !
Mais ne venant pas pour çà je descends à la cave pour une dégustation comparative.
De vins, bien sur.
De vins ... mais avec ou sans traitement par un appareil relativement récent : l'iSommelier d'iFavine.
Sa revendication est une oxygénation contrôlée mais importante qui permet en quelques minutes de reproduire les effets de plusieurs heures de carafage.
Y a pas de hasard, c'est bien connu : parmi les trois vins retenus pour le test il y a le Pauillac 21012 d'Alain Albistur, au Domaine Les Sadons. En 2012 je travaillais, entre autres vignerons, avec Alain : je l'évoquais dans un billet consacré à quelques uns de ses vins (dont ce même 2012). J'ai également écrit à propos d'Alain et ses vins à diverses autres occasion dont, tout récemment, pour rendre compte de la dégustation des ses 2014 et 2015.



Bref ("bref" car je sais déjà que Nicolas va (encore) me dire que je fais des billets bien trop longs) : c'est en voyant trembler Les Sadons (2012) pendant 2 minutes sous l'effet des bulles d'oxygène dans l'obscurité de la cave que m'est venu le lien vers ce billet tremblotant ...





Donc, 3 vins disponibles chez Vins Urbains nous étaient proposés au travers d'un comparatif "vin ouvert et dégusté" / "vin ouvert, passé sous l'iSommelier et dégusté" :
- le Saumur blanc "Les Salles Martin" (2014) d'Antoine Sanzey.Servi sans doute un peu trop froid le vin s'annonce par un joli nez frais : agrumes, exo (ananas) et un chouia fruits secs. Belle bouche tendue, de bonne longueur. Très fraîche mais équilibrée.
Beau vin.
L'autre bouteille, tout aussi fraîche, passe 40 secondes sous l'iSommelier (ce qui nous est annoncé comme correspondant à 40 minutes de carafage).
Si la température reste inchangée l'expression du vin a, elle, évolué : le nez est moins frais et montant mais, pour autant, la note fruité éxotique me semble plus sensible, et un aspect grillé / épicé s'annonce. La bouche est plus ample avec une structure acide bien sur toujours là mais qui est contrebalancée par un volume qui semble plus important. Toujours un bel équilibre, mais différent : le vin semble plus ample et la maturité est plus reconnaissable.
Avec 40' de plus on passe à autre chose : noisette et grillé sortent plus nettement, avec ananas et agrumes au second plan. En bouche, le vin semble encore plus ample avec la fraîcheur qui est surtout sensible sur la prolongation d'une très belle finale.
Préférer l'un ou l'autre vin relève sans doute d'un détail annexe car c'est pas le sujet. Le sujet c'est que, même sur un blanc sec (ça pouvait sembler douteux) le truc a un effet sensible qui semble correspondre à ce qui était annoncé.
- Le Côte Rotie "Fortis" (2013) de Stéphane Montez.
Sortie bouteille on est (forcément ?) sur un vin au nez top réduit, quasiment animal / lardé. Un truc du genre violent. Ça commence à s'ouvrir sur du fruit noir avec une agitation vigoureuse mais reste quand même bien cadenassé.
En bouche une très belle structure tannique, avec la fraîcheur qui va bien. Les arômes fruités / floraux / poivrés son là en bouche mais la finale est bien austère.
C'est un infanticide (et y en a sous la pédale).
Après 2 minutes (équivalent de 2 heures de carafage ?) sous l'iSommelier le vin s'est joliment ouvert (fruits noirs mûrs, poivre, épices douces, réglisse, ...).
Toujours de beaux tanins et une puissance indéniable en bouche, pour autant le fruité / épicé est plus sensible et, surtout, on a gagné en rondeur et en harmonie. Le vin me semble plus complet, plus fondu.
Le résultat est bluffant.
En fin de soirée le vin "carafé" se goûte toujours très bien (en clair et sans décodeur : pas de déviance du genre "éthanal").
- le Pauillac "Domaine Les Sadons" (2012) d'Alain Albistur.
Comment passer pour un con ... en préalable j'étalais ma science en disant qu'Alain est quelqu'un d'aimable, d'une grande gentillesse, et qu'il élabore donc des vins qui lui ressemblent : aimables. Pas des monstres body buildés avec la puissance qu'on peut s'attendre à trouver à Pauillac.
Mauvaise pioche : Les Sadons (2012) n'est certes pas un vin de culturiste, m'enfin côté puissance il est là et bien là !
Le nez est déjà plaisant bien que dominé par les notes boisées / épicées / empyreumatiques. Très grosse matière, aux tanins présents mais enrobés. Belle finale, bien qu'un rien sévère.
La bouteille qui passe 2 minutes sous l'iSommelier s'annonce par un nez fin, ouvert, ou le boisé est intégré bien plus harmonieusement au joli vin qui se cachait derrière.
Bouche très ample, dans laquelle les tanins ont gagné en soyeux et la finale en élégance. Très harmonieux et équilibré.
Très joli vin (il y en a un peu au fond de ma cave ... mais sans doute pas assez, et je crains qu'il ne soit épuisé, chez Alain !).


Bref, le truc est réellement impressionnant.
Bien sur au premier abord, au delà de l'évident intérêt pour un professionnel (= pouvoir servir un vin qui s'est ouvert en l'espace de quelques minutes, et ce sans avoir à danser le mambo avec une carafe dans chaque main) il semble d'un intérêt modéré pour l'amateur même éclairé : en principe quand on sort une jolie quille pour ses invités (ou pour sa gueule) on prend le temps de la préparer (voire même de les préparer). Bien sûr, pour les suivantes : quand l'envie te prend de descendre à la cave sacrifier tel ou tel flacon imprévu ça peut se passer un peu plus mal, surtout pour moi qui danse très mal le mambo, en particulier avec une carafe en main (même en fin de soirée). Et le rock acrobatique ça fait un bail que j'ai arrêté (tout bien considéré il aurait mieux valu ne jamais commencer).

Bon, on pourra ergoter sur l'argumentaire technique : j'ai un peu de mal avec la filtration de l'air ambiant qui permet d'éliminer les gaz autres que l'oxygène pour aérer le vin avec de l'oxygène très pur.
Peut-être que ça marche, note bien ?
Ça me laisse un rien perplexe mais vu qu'on n'est pas dans mon domaine de compétence c'est sans doute pas la peine d'en faire des tonnes, d'autant moins la peine que réalité ou bullshit marketing, il n'en reste pas moins - et c'est l'essentiel - que ce soir là sur ces vins là : l'iSommelier a eu des effets notables et réellement intéressants.
Pour le coup je prendrai donc un peu de distance avec un billet récemment paru (le 22 Février) sur jancisrobinson.com sous la plume de Richard Hemming (MW).
Entre autres choses il nous dit :

"This is perhaps the crux of the matter : the subjectivity of taste means that it is impossible to be definitive about wether the iSomm (or indeed traditionnal decanting) improves the character of a wine".
Ben non : à mon immodeste avis, c'est pas du tout le crux of the matter ! Car on s'en tamponne le coquillard avec une patte d'alligator femelle de savoir si ça improve le character de le wine ! C'est une vue de l'esprit cette amélioration, comme bien des "améliorations" d'ailleurs : question de point de vue et de goût personnel, de circonstances aussi !

La question me semble plutôt être de savoir si le bidule permet de reproduire efficacement et sans effet négatif le résultat d'un carafage traditionnel.
Or en l'état, au vu de ce que j'ai goûté : j'ai tendance à répondre "oui".
Au delà de ce simple constat : que le vin soit jugé meilleur ou pas, quoique cela puisse vouloir dire, cela dépendra bien sûr des référentiels de chacun.
Et ce que l'on convoque ou pas, comme le fait Richard Hemming, les mânes des grands anciens, en l'occurrence Emile Peynaud, à propos de la décantation des vins :

"Authorities as  scientifically respectable as the late Professor Emile Peynaud argued that this is oenologically indefensible : that the action of oxygen dissolved in a sound wine when ready to serve is usually detrimental and that the longer it is prolonged - ie the longer before serving a wine is decanted - the more diffuse its aroma and the less marked its sensory attributes.".
Bon, au delà du fait qu'Emile Peynaud évoque la décantation et non le carafage, il est amusant de constater que dans le même temps R. Hemming observe que les vins sont différents sans qu'il puisse dire lequel est supérieur aux autres. Ce qui est peut-être un rien contradictoire avec la convocation de Peynaud qui précède ?
(Par ailleurs on peut s'extasier devant le génie de Thalès sans se sentir obligé comme lui - et Ovide - de défendre l'idée que la Terre est plate ... ou celui de Peynaud sans pour autant se sentir obligé de transformer tout ce qu'il a pu dire et écrire en parole d’Évangile (plus ou moins sortie de son contexte).

Pour conclure (enfin !) : la soirée fut intéressante tant par les vins qui y ont été proposés que par la découverte d'un lieu que j'ignorais ... mais aussi la découverte d'un outil dont, même si je n'envisage pas de m'en équiper (la version actuelle est à un tarif un peu plus que vaguement dissuasif pour le particulier que je suis ... mais une version allégée nous a été annoncée !), l'efficacité m'a semblé avérée.

(note pour très vite : penser à appeler Alain Albistur)


Ben voilà : c'était ma contribution aux 82èmes Vendredis du Vin, dont j'étais le président temporaire.

Dès Mardi (1er Février) le nouveau président sera Gérard Garroy.










mercredi 24 février 2016

SVL16 : Domaine de Chatenoy (Ménetou Salon)



Ca a quasiment commencé sur un malentendu.


La deuxième partie de mon stage de DNO (oui, pour diverses raisons il y eut deux parties à mon stage de DNO, ainsi qu'à mon mémoire) consistait en l'étude du marché des biotechnologies dans les vignobles du Sud-Ouest (hors Bordeaux : faut pas déconner, j'ai eu mon DNO à Toulouse).
Il s'agissait de rencontrer divers opérateurs et leaders d'opinion afin d'avoir une représentation de leur vision des biotechnologies du vin, de leurs attentes ... et d'anticiper l'évolution de ce marché.

Au vu des premiers résultats et dès avant la fin de ma formation (et la signature de mon premier contrat de travail d’œnologue) il avait été décidé d'étendre ce travail à d'autres régions, puis à la France entière (avant de passer à l'international).
Car il y avait quelques pistes intéressantes dans ce truc là : entre autres cette envie exprimée par bien des vignerons, et non des moindres, de revenir tôt ou tard aux levures indigènes.

Nous en étions tout naturellement venus à l'idée de vérifier la réalité de cette envie afin de s'assurer qu'elle ne relevait pas que de la déclaration d'intention (peut-être aussi pour ne pas rater un marché émergent, va savoir ?).
Pour ce faire l'approche retenue était des plus simple : envoyer une offre de service à des vignerons (i.e. sélectionner leur levure, chez eux, pour eux) choisis de façon purement aléatoire : 1 tous les 7, dans le guide des sommeliers d'alors.

Il y a eu d'assez nombreuses réponses positives à ce premier courrier. C'en était presque étonnant.
Il a donc fallu improviser un budget, un coût, un devis et répondre aux réponses pour proposer un projet dont nous n'avions alors qu'une idée assez vague.
Quoique significativement plus faible, le taux de réponse a encore une fois été bien réel.

Parmi ceux qui étaient intéressés et prêts à aller jusqu'au bout de leur idée il y avait Pierre Clément, au Domaine de Chatenoy (à Ménetou Salon).
Ce fut l'occasion de se rencontrer et de rencontrer ses vins.
J'en parle librement puisque s'il n'est pas le seul à avoir donné suite il a été le premier et il a, aussi, été l'un des rares à très vite en parler dans la presse spécialisée. La première fois ce fut, je crois, dans Réussir Vigne, sous la plume de Catherine Bioteau.

Autant que je m'en souvienne, le discours de Pierre Clément était simple, raisonnable et en deux étages.
D'abord un coté très applicatif : il travaillait en levures indigènes mais, parfois, devait levurer. A le faire il aurait préféré le faire avec sa levure à lui, de chez lui, plutôt que d'avoir recours à une bestiole venant d'un ailleurs pas toujours très clairement identifié.
Aussi un aspect plus fondamental : avoir une cartographie des bestioles présentes dans ses diverses cuves, de leur variabilité, si possible de leur origine, et de leur éventuelle succession tout au long de la fermentation.

Au delà du fait que je partageais sensiblement les mêmes questionnements, d'un point de vue très personnel c'était encore plus simple : découvrir Ménetou Salon et le faire avec les très jolis blancs du crus.
Peut-être devrais je dire "blancs secs" ... mais en fait non puisqu'il y avait aussi une amusante et confidentielle "Récréation" très liquoreuse (et très jolie !).

J'ai suivi ce projet pendant 2 ou 3 ans puis il a changé de mains. J'ai aussi changé de boite, d'ailleurs.
Pour autant j'ai (trop) irrégulièrement continué à boire les vins du Domaine de Chatenoy.

Leur présence à l'édition 2016 du Salon des Vins de Loire a été l'occasion d'y revenir de façon plus systématique et approfondie.
Aussi l'occasion d'apprendre de la bouche d'Anne Clément que le projet de sélection avait connu une fin prématurée du fait de l'explosion d'AZF. Ce jour là, à l'heure dite, j'étais pour ma part sur le parking du BIVB, à Beaune : la Bourgogne m'avait probablement sauvé la vie ou, au moins, la façade. Les levures étaient, elles, passées de vie à trépas lors de la destruction radicale du labo.
Depuis le projet a repris par ailleurs (avec un partenaire que j'ai, il y a aussi un bail, côtoyé avec plaisir et qu'il faudra bien que je passe saluer un de ces jours).

Et les vins, dans tout çà ?

Ménetou Salon - Rouge (2014)
Joli fruit noir au nez (cassis / mûre) : c'est ouvert, expressif, et mûr. L'attaque est ronde, sur une belle matière. Du fruit et de la vivacité menant à une finale fraîche.
Joli vin.

Ménetou Salon - Rouge (2015 - sur cuve)
Très belle matière. Nez annonçant de la maturité, bouche ample, structurée, avec de beaux tanins. Très bel équilibre.
Il s'annonce très bien ce 2015 !

 Ménetou Salon - Rouge. Tradition (2013)
Le passage sous bois est ici un peu plus sensible (à peine) avec un léger boisé / épicé qui soutient les fruits noirs.
La bouche est ronde mais sur une belle structure, avec de la matière et du volume.
Finale puissante qui demande à être encore un peu attendue, même si elle s'achève sur un agréable fruité.
Ménetou Salon - Rouge. Tradition (2014 - mise prévue vers Mars)
Le vin est encore un rien sévère, pour autant le nez est déjà plaisant (floral / fruité de bon aloi). La bouche, austère, n'en est pas moins bien construite et charnue.
A revoir.

Rosé (2015)
Joli nez frais et vif, aux notes de petits fruits.
De la fraîcheur et du gras, c'est joli, fruité / acidulé avec un agréable petit amer en finale.

Blanc (2014)
Végétal noble au nez
Beau volume en bouche, de la fraîcheur, s'achève sur l'écorce de pamplemousse avec un léger mordant dans lequel fraicheur et léger amer s'associent bien.


Blanc (2015 - assemblage peut-être pas définitif. Mise prévue en Mai)
Nez de belle maturité.
Beau volume en bouche, du gras et de l'ampleur avec la tension qui va bien pour équilibrer le tout.
Longue finale fraîche et aromatique.
C'est très beau, ce vin !
Dame de Chatenoy (2014)
Nez ouvert, complexe et expressif (exo - mangue -, agrumes, floral, léger épicé).
Bouche ample, expressive et élégante. Très longue avec une structure acide qui fait dans la dentelle.
J'aime.

Dame de Chatenoy (2015 - sur cuve. Mise prévue dans 1 an)
Superbe nez déjà très flatteur. Très beau volume en bouche, un vin déjà équilibré et élégant.
J'aime (vraiment) beaucoup : à suivre !


Pierre Alexandre (2014)
La mise récente et le passage sous bois neuf pendant 1 an se sentent encore avec un nez dominé par le bois, même si le nez s'annonce fin avec, en arrière plan, le fruité qui pointe.
Très jolie bouche charnue, déjà en place, avec une aromatique précise dans laquelle le bois est bien plus sage qu'au nez.
A revoir sous peu, mais çà s'annonce très joli.
Récréation n°14
Un bref échange avec Anne Clément me fait douter de ma mémoire et de mon souvenir de la petite histoire de cette cuvée, je zappe donc pour m'intéresser à l'essentiel : ce vin.
Joli VdT qui porte bien ses 12.5% d'alcool et ses 110 g de sucres résiduels.
Nez de miel et d'agrumes confits, notes épicées. Riche, mur, et qui annonce la concentration du vin. Bouche très grasse, très douce mais avec beaucoup de tension ce qui évite toute lourdeur. Équilibré et très long.
Superbe Récréation liquoreuse.
(essayer, un jour, de jouer à l'aveugle avec cette Récréation et la Tite douceur de Nicolas Lesaint, à Reignac, pour rire).



Même s'ils sont réussis, les vins du Domaine de Chatenoy sont, comme les autres :

à boire avec modération.
L'abus d'alcool est dangereux pour la santé.








vendredi 19 février 2016

L'Embellie (Listrac Médoc)



Lorsque je rode dans le Médoc et que la faim me prend je fais en sorte que ce soit aux abords immédiats de l'une ou l'autre de mes cantines.
Mes cantines ?
Oui, il y en a plusieurs !

J'ai déjà évoqué "le Saint Seurin" (à Saint Seurin de Cadourne), j'aurais dû pondre un truc sur "Chez mémé" ... mais j'ai négligé de le faire ailleurs que sur Facebook, ce sera donc pour une prochaine fois.

Il me reste donc à parler de "L'Embellie" (à Listrac Médoc).
C'est celui que j'ai découvert le plus récemment, lors d'un arrêt destiné à rendre service à un vigneron.

Ma dernière visite remonte à cette semaine (le 16 Février).

Au premier regard, ce qui marque, c'est le joli choix de vins du coin (mais pas que) à des tarifs plutôt sages.

Au verre c'est pas mal non plus : je voulais un blanc sec ... il y en a trois.
Ouais : trois.

Ce jour le régional de l'étape était Le Cygne de Fonréaud (joli blanc médocain qui à mon sens gagne à être bu pas trop frais et après une ouverture précoce. En effet, en particulier dans ses jeunes années, le boisé me semble parfois un peu trop marqué).
Il y a avait aussi Marie, en Entre Deux Mers.

Et puis un vin "étranger" :
le Haute Vallée de Toques et Clochers (2013).

C'est vers ce dernier vin que je suis allé : çà fait un moment que je n'y étais pas revenu et j'ai eu, là aussi, parfois des désagrément avec un boisé un rien exubérant.

Servi à bonne température (= pas trop froid), bouteille en vidange ... joli vin, gras, ouvert, équilibré.
Rien à redire !





Rien à redire non plus au menu du jour dont le tarif est lui aussi plutôt sage (14 € pour entrée / plat / dessert) avec une offre du genre alléchant.

Alléchant ... mais je suis un chieur.

Bravo et merci encore au service et à la cuisine qui ont modifié ce qu'il fallait modifier pour respecter ma réputation de casse couilles et me permettre de manger.
Efficacement, rapidement et joliment fait !






Je passe sur l'entrée sympa et fraiche pour en venir aux Saint Jacques.
J'adore les Saint Jacques.
Mais y a rien de pire qu'une Saint-Jacques dont on n'a pas maitrisé la cuisson !
Là la cuisson est au poil alors elles sont au top, les Saint Jacques.
(la garniture initialement prévue était une purée de patates douces et ce devait être fort bon).








A être pénible, je le suis jusqu'au bout, y compris sur le dessert !
Quelques fruits rapidement et joliment préparés et tout va bien !
Encore merci au service et à la cuisine.
En plus la framboise est une de mes grandes faiblesses (et le fruit de la passion était mûr ... et il vaut mieux car pas mûr çà dépote !).












Pour finir, il faut noter que la carte est elle aussi plus qu'attirante !


Bref : une belle adresse dans le Médoc ou on peut aller en confiance (j'en suis à 3 visites, avec un égal bonheur).





Une belle adresse ?
Oui : l'adresse on peut aller la chercher sur leur site internet !

Sancerre plus ou moins sincère



Sous la haute autorité de
Zéphirine, c'est à une dégustation (à l'aveugle) de vins blancs de Sancerre que j'étais convié chez les Sériot, le 13 février dernier.


Nous nous sommes retrouvés une petite dizaine, avec le même nombre de vins.





Comme à chaque fois, les vins devaient être amenés quelques jours auparavant pour qu'Isabelle les prépare dans de bonnes conditions (choix de l'ordre de passage et mise en carafe une heure avant la dégustation) avant qu'ils ne soient dégustés à l'aveugle.
Leurs identités n'étant révélées qu'après que chaque dégustateur ait dévoilé ses notes et que celles ci aient été croisés.




Voici donc, en respectant leur ordre de passage, mon ressenti tout d'abord sur les vins dégustés en première partie :


Gérard Boulay
- Les Monts Damnés (2011)
Au premier abord c'est un vin plutôt plaisant par sa belle aromatique, dans un style léger (et un chouia végétal). En revanche en bouche c'est pas l'extase : ça commence avec de la sucrosité et du gras et finit sur la fraîcheur, mais tout çà me semble un rien manquer d'harmonie.
Bon c'est le premier vin, donc je l'ai sans doute jugé un peu plus mal qu'il ne l'aurait fallu ... mais y revenir en fin de séance n'a pas significativement changé la donne.




Domaine Fouassier - Les Chasseignes (2013)
A peu de chose près on prend le même et on recommence, mais avec une couleur qui, pour un 2013, est peut-être déjà un rien évoluée ? Le nez est joliment ouvert et complexe, la bouche grasse, ample, avec une belle aromatique et une fraîcheur qui a (presque) tendance à équilibrer le tout.
Pour autant ce vin n'est pas très enlevé et manque un rien de prestance.
Alors comme le précédent, j'aime bien, mais sans plus. Pas la grosse éclate ... et pas de quoi en faire entrer en cave. Du coup, s'ensuit une grosse déception à la découverte de la bouteille en fin de soirée, puisque cette quille vient, justement, de ma cave et que je l'attendais (l'espérais !) plus festive (en particulier après ma dégustation enthousiaste (peut-être un peu trop ?) de sa version 2014 qui me semble donc bien plus aboutie).



Anthony Girard
- La Clef du Récit (2014)

Robe d'aspect un poil plus jeune que les deux précédents vins. Joli nez frais et intense sur les notes florales et d'agrumes. Belle bouche ample, fruitée, avec une acidité joliment intégrée. Longue et agréable finale.
C'est joli, ce vin ! Sa légèreté, qui n'empêche pas qu'il y ait de la matière, change agréablement du style un rien lourdingue des deux précédents.
J'aime bien !





Vincent Pinard
- Harmonie (2012)
Je le note pas, ce vin : je le trouve plat, pas super net et avec une finale bien trop amère. Faudrait revoir avec une autre quille car c'est
too much !

Gérard Boulay
- Les Monts Damnés (2010)
Y a de bien jolis vins sur ces Monts Damnés. Bien jolis ! Mais pas celui là qui ferait pour autant un accord peut-être pas parfait mais en tout cas ton sur ton avec des asperges.
Super sec.
J'aime pas du tout et ne note donc pas non plus. Même chose : j'espère qu'il s'agit d'un problème de bouteille.



Alphonse Mellot
- La Moussière (2014)
Beau vin au nez expressif et complexe (agrumes, exo, pointe florale sur une touche mielleuse). Beau mix de tension et de maturité qui s'achève sur une longue finale fraîche et aromatique.
J'aime beaucoup.






Pierre Cros
- "La liberté n'est pas de faire ce que l'on veut mais de vouloir ce que l'on fait", VDF Chardonnay (2013).
J'aime bien les histoires de pirates (en particulier celles racontées par
Sabatini), pour autant ce pirate là ne m'enthousiasme pas car court, plat et végétal.
Alphonse Mellot - La Moussière (2014)
J'aime beaucoup. Beaucoup plus que la 6ème bouteille ... pourtant le même vin.
Ca permet au moins de relativiser l'exercice avec deux clefs d'entrée : la fiabilité du palais (au moins le mien ...) et la variabilité de bouteille à bouteille !
Quoiqu'il en soit, ce vin me semble avoir une expression plus aimable et encore plus affirmée que le 6ème. Superbe équilibre et très longue finale.
Grosse bouteille !


Domaine Vacheron - Sancerre (2013)
Mon préféré sur la soirée !!!
Superbe nez, bouche ample à l'équilibre irréprochable : c'est mûr et frais à la fois, et se finit très longuement sur l'écorce de pamplemousse (avec de beaux amers en prime) et de séduisantes notes florales.
De l'avis général - que je partage - c'est le plus beau vin de la soirée !





Mais peut-être le début de la dégustation a t il été un peu perturbé par la seconde mi temps de France - Irlande ?









 

Nous sommes ensuite passés (enfin, restés) à table.

Je zappe les plats (pourtant il y avait du bon) pour en venir directement aux vins qui ont, encore une fois, étés goûtés l'aveugle.







Enfin, le premier vin je ne l'ai pas goûté à l'aveugle puisque c'est moi qui l'avais amené après l'avoir ouvert - mais pas carafé - à 15 h 30 puis en avoir retiré un fond de verre pour le goûter et faciliter l'aération. Il a été dégusté vers 20h ou 20h 30 je pense ?
François m'ayant, quelque temps auparavant, confessé une faiblesse coupable pour le Gamay j'avais décidé de sortir de la cave un Moulin à Vent (2009) : le Prestige, chez G Duboeuf (ouais :  dans certains milieux on pourra considérer çà comme une provocation).
Joli vin, avec de la matière. Visiblement c'était mûr. Pour moi il est à point car à maturité (quelques traces encore légères du début d'évolution).








Amusant concours de circonstances : le vin suivant - goûté, lui, à l'aveugle - est aussi un 2009.
Pour autant on change de registre ! Isabelle annonce une Syrah. Je suis, pour ma part, sur un Grenache.
Ca tombe bien : y a les deux. Très jolie (et surprenante) La Pialade (2009) qui elle, pour le coup, n'est pas à maturité !
C'est vachement bien à boire (en particulier sur la tapenade), pour autant ça mérite d'être attendu.






Nous revenons ensuite à Bordeaux avec les Portes de l'Am (2013).
Une bouteille qui se goûte bien mieux qu'il y a quelques mois au chai car le boisé est, là, déjà intégré et en train de se fondre.
Comme quoi il y a eu de très beaux vins à Bordeaux en 2013.
Attention : je ne dis pas que c'est un beau vin pour 2013. Je dis que c'est un (très) beau vin et que c'est un 2013 (bon, après : le Malbec à ce niveau là n'est peut-être pas super représentatif de l'idée qu'on se fait d'un Bordeaux (même supérieur). 2013 ou pas ;-) )
Superbe quille, encore une fois.









Pour être (presque) complet j'ajoute qu'il y avait aussi un Larcis Ducasse (2013) qui débordait d'élégance et d'harmonie.


Comme d'hab : il est vivement recommandé de faire comme nous ce soir là

Boire avec modération, car l'abus d'alcool est dangereux pour la santé.

samedi 13 février 2016

SVL16 : Domaine Fouassier (Sancerre)


En suite à mon récent séjour au Salon des Vins de Loire (édition 2016), il y a eu mes précédents billets à propos du  Château de la Ragotière, ainsi que du Domaine de Haute Perche.

Mais, j'ai aussi passé la frontière (ouais : là où on est zappé une seconde fois, tant à l'entrée qu'à la sortie) pour accéder (sous anonymat) à la Levée de Loire.
Bon, sur ce coup là je ne me suis pas assez levé puisqu'il m'aurait fallu pousser jusqu'au 1er étage pour accéder au Château Les Graves de Viaud, de Philippe Betschart. Un vrai ligérien Philippe Betschart.
Ignorant sa présence, je ne l'ai pas fait.
J'ai aussi zappé le Domaine d'Orfeuilles, en revanche c'était volontaire : j'y étais passé peu avant.

Alors quoi, alors qui ?

Alors : parmi mes arrêts au(x) stand(s) il y a en a eu un (long) au Domaine Fouassier, à Sancerre.


Les blancs :

Sur le Fort (2014)
Bel équilibre entre la vivacité et l'ampleur de la bouche.
Au nez ça sauvignonne joliment avec d'intéressantes notes d'agrumes et d'exo. Belle longueur en bouche.
Joli vin.

Les Grands Champs (2014)
Un vin avec lequel j'ai besoin de me réconcilier (même si ce n'est pas sur le même millésime) après la relative déception que j'avais eu (mais sur une bouteille dont je ne connais pas les conditions de conservation) au restau, récemment.
Gagné !
Très beau nez ouvert, frais et précis (un joli végétal qualitatif).
La bouche est sur la fraîcheur, avec ce qu'il faut de gras autour.  Belle longueur. De l'équilibre.
Bien !



Les Grands Groux
(2014)
Fruits à pépins et minéralité au nez.
Fraîcheur très sensible, en particulier sur la finale, pour autant il y a un bel équilibre.
Jolie finale sur le pamplemousse.
Joli vin dans un style frais et fruité.





Fin des calcaires, on passe aux argilo calcaires ...



Les Chasseignes
(2014)

Sur le même terroir, j'ai récemment goûté et vivement apprécié "Les Vallons (2013)". Même topo pour ces jolies "Chasseignes" en 2014 !
Le nez est sans doute moins intense ouvert que les précédents, pour autant il y a du fruit, de la maturité et une base minérale.
Bouche comme je les aime : beau volume sur une remarquable structure acide (si j'osais les poncifs abscons je dirais bien que ça vibre, mais j'aimerais rester crédible). C'est mur, c'est plein et, surtout, ça me parle ce flacon là !




Clos Paradis
(2014)

Si Les (belles) Chasseignes a parlent, mon coup de cœur est ce Clos Paradis !Belle aromatique de fleurs, de fruits et de silex. Complexe, ouvert, élégant ?  Miam ! Beaux arômes de bouche, du volume, superbe équilibre. Belle finale.
J'adore !







On passe aux Silex ?


Les Romains (2014)
Joli nez de Sauvignon mûr. Vin plutôt sur la fraîcheur, le fruité, avec une jolie finale agrumes.J'aime bien mais j'ai du mal à redescendre, après les deux précédents !

Clos de Bannon (2014)
Je préfère de ce vin à celui du précédent (fruits à pépin, agrumes, une pointe épices douces). La bouche est fraîche mais avec une belle ampleur. Jolie finale fraîche et aromatique.
Beau vin.


Un petit assemblage ?


Mélodie de Gustave Fouassier (2014)
(assemblage des 3 terroirs, avec passage sous bois - bq 500 l - en vinif et à l'élevage)
Fatalement y a une présence du bois (notes toastées / grillées) mais c'est au second plan, bien intégré au vin. Ici on n'est pas dans la caricature du Sauvignon écrasé par la planche mais dans un beau complément au vin, lui même très beau. Superbe équilibre. Superbe vin a la très belle aromatique. Bouche suave, ample, et équilibré.
Bref j'aime (vraiment) beaucoup.

Tellus

Quand j'entends le mot "amphore", forcément je pense à Astérix mais pas au vin. Ou alors au vin de l'époque d'Astérix.
Bon, ceci dit : c'est rigolo à goûter.
Curiosité intellectuelle.
M
ais je me relèverai pas la nuit pour en prendre (surtout la finale qui n'est pas éclatante).


Les rouges ?

L'Etourneau (2011)
Déjà bien tuilé, et le nez sur le cuir et la truffe, la structure est légère et la bouche alcooleuse (ou alors c'est la mienne de bouche qui commence à fatiguer ?).
Pas la grosse éclate.

X (2011)
Plutôt léger, joli fruit, sans doute déjà à maturité, mais quand même bien sec en bouche.
Pas mon truc.

L'iconoclaste (2014)
J'avais, il y a un an, goûté le 2012 alors forcément la version 2014, je l'aborde avec une certaine méfiance.
Autosuggestion ou pas ... quoiqu'il en soit je ne trouve pas que la version de 2014 soit bouleversante.
OK y a de la couleur, mais je cherche en vain le fruit annoncé et trouve surtout le cuir, et cette vilaine sècheresse en finale.
J'adhère pas.


J'ai un passe temps dangereux.
Dire que ces trois derniers vins ne m'ont pas plu : c'est peut-être jouer avec le feu ?
Car
je viens de me faire agresser violemment par téléphone, puis par écrit, suite à un commentaire que j'avais posté en (re)goûtant un vin.
Mon (odieux) commentaire était le suivant :

"m'y ferai jamais a ce vin, on va arrêter les frais".
Terrible, non ?
On comprend donc aisément (ou pas) que le propriétaire du cru en question, puis son épouse, en soient venus à d'une part m'insulter et, d'autre part, à me menacer de façon répétée et très explicite de me défoncer la gueule (je résume).
Y a des jours, franchement ...




Pour faire court :
belle dégustation sur le stand du Domaine Fouassier avec des blancs bien à (vraiment) très bien et des rouges qui me causent difficilement (il faut quand même dire que j'ai le palais formaté par les vins du sud (et peut-être aussi par des années de ce que certains qualifient de "chimie" ?)).

Quoi qu'il en soit ces vins, comme tous les autres sont

à consommer avec modération, l'abus d'alcool est dangereux pour la santé.







PS : n'oubliez pas de voter (pour moi) dans le cadre du Millesima Blog Award (il est encore temps).

Ca se passe par là.








mercredi 10 février 2016

Millésima Blog Awards 2016


Allons bon ...
(english inside)

C'est d'abord chez Nicolas de Rouyn que j'ai appris que c'est bon : c'est passé.
Puis la chose a été confirmée sur le blog de Millésima.

Donc voilà : maintenant la compétition est entrée dans sa phase finale ! Les finalistes ont été dévoilés et il reste à voir qui obtiendra le plus de suffrages.

Pour ma part j'ai confiance car les fidèles lecteurs de mon blog à moi (vitinéraires) me font régulièrement part de leur soutien indéfectible :

"In reaffirming the greatness of Vitineraires, we understand that greatness is never a given. It must be earned. Our journey has never been one of shortcuts or settling for less. It has not been the path for the faint-hearted _ for those who prefer leisure over work, or seek only the pleasures of riches and fame.".
Barack Obama


"You ask, what is our policy? I say it is to wage Vitineraires by land, sea, and air. Vitineraires with all our might and with all the strength God has given us. That is our policy.
You ask, what is our aim? I can answer in one word. It is victory fo Vitineraires in the #MillesimaBA. Victory at all costs - Victory in spite of all terrors - Victory, however long and hard the road may be, for without victory there is no survival.".
Winston Churchill


"Veni, vidi, suffragium mihi vitineraires"
Julius Caesar



"Vitineraires peut-être à bon droit considéré comme le plus sain, le plus hygiénique des blogs. Aussi, parmi ceux qui lui sont connus aujourd'hui, c'est celui que l'homme recherche de préférence à tous les autres, si peu que l'occasion lui ait été offerte de s'y habituer".
Louis Pasteur


"Vitineraires est l'opium du peuple.".
Karl Marx
La vie sans vitineraires est une vie sans principe, et une vie sans principe est comme un bateau sans gouvernail.”.
Gandhi
Je les trouve touchants.
Pas vous ?

Bref : Gandhi, les autres et moi nous comptons tous sur vous.

  
Faites comme eux : allez voter !!
(de suite)
(et çà se passe via Facebook)
(Ouais, Jules César est sur Facebook : il est resté très jeune)