samedi 26 mars 2016

Sous le charme des bacchantes


Le premier des silènes dont je me souvienne, je l'ai croisé au Muséo civico d'arte  de Bologne.

Quand je dis que je l'ai croisé, je devrais plutôt dire que je suis tombé en arrêt devant lui, pour ne quitter qu'à regret ce très beau petit objet en ivoire.

L'un de ceux qui me font regretter de ne pas être cambrioleur de haut vol.




Lorsque j'ai su que la Galerie du Musée des beaux arts de Bordeaux abritait l'exposition "Bacchanales modernes", la tentation était donc forte.
Pas la tentation de m'y lancer, finalement, dans une carrière de cambrioleur (quoique), mais seulement d'y aller roder parmi les œuvres exposées.
C'est fait.

A. Gendron : "Les Willis" (détail). ca 1846.


Si, aussi envoutantes soient elles, "les Willis" (ou "les Ondines") d'Auguste-Ernest Gendron ne sont que très modérément dionysiaques, le superbe couple que font les "satyre et bacchante" de James Pradier justifient à eux seuls la visite de cette exposition (d'ordinaire ils sont au Louvre) ... et sont bien dans le thème ("Le nu, l'ivresse et la danse dans l'art français du XIXème siècle") :

J. Pradier : "Satyre et bacchante" (détail). 1834
J. Pradier : "Satyre et bacchante" (détail). 1834





















JL Jerome : "Bacchus et l'Amour ivres". 1850

Jolis "Bacchus et l'Amour ivres" de Jean-Léon Gérome.

Superbe carnation des deux personnages dont le traitement semble très académique, pour autant ils dégagent un charme et une gaité peut-être un peu moins académiques ?
Superbe et charmant, quoi qu'il en soit.



A Bourdelle : "Vieille bacchante". 1902-1903


Étonnante vision de bacchante avec cette "Vieille bacchante" d'Antoine Bourdelle, le montalbanais (
avec Ingres, l'autre montalbanais).
Bien sûr la posture est conforme à celle des bacchantes "habituelles" mais pour ce qui est de la silhouette, on penche plutôt vers la Vénus de Lespugue (pour rester non loin de Montauban).




Alors prendre le temps de tourner autour des bacchantes de Jean-Baptiste Carpeaux.
Des bustes très déshabillés - et très rieurs - qui proposent une vision plus habituelle mais pas moins plaisante des bacchantes. Du charme, de l'énergie, de la fraîcheur et, sans doute, une excuse facile à qui veut reluquer à bon compte des créatures émoustillantes :





JB Carpeaux : "Bacchante aux lauriers". 1869
JB Carpeaux : "La bacchante aux roses". 1869




Alors j'ai reluqué, tourné et pris mon temps pour les envisager de toutes parts.
Mais (heureusement ?) sans pour autant me transformer en satyre moderne (et bourgeois) tel que celui qu'Edouard-Antoine Marsal peint (il faut dire que la surveillance est discrète mais présente et à donc suffi à me dissuader de tenter ce genre de fantaisie) :

EA Marsal : "Satyre et bacchante". 1887

WB Dyer : "L'Allegro". 1902


Un arrêt prolongé devant "L'Allegro" de William Buckingham Dyer. 

Un arrêt prolongé même si, ici, on oublie provisoirement les antiques bacchantes. Mais il reste visiblement tant la nudité que la danse, le tout sur fond de cymbales (je ne crois pas que ce soit très dionysiaque, les cymbales).










Puis il faut bien partir
après un dernier (r)appel dionysiaque






Sous le charme des bacchantes, j'y retournerai plus que probablement.
Vous aussi allez y !

Cette exposition, temporaire, durera jusqu'au 23 Mai 2016.

(Faites avec mon iPhone, les photos sont de qualité plutôt médiocre. Pour autant, cliquer dessus permettra de les voir dans un format plus agréable)
Chaptal : "Vin".
Dictionnaire d'Agriculture. 1801
(collection personnelle)
 Pour la petite histoire et lien à l'ivresse, on retiendra que si le Musée des beaux arts de Bordeaux existe, c'est grâce à l'arrêté Chaptal qui fût l'acte de naissance des musées de province.
Oui, Chaptal, le même Chaptal qui donna son nom à la Chaptalisation et écrivit le passionant article "Vin" du Dictionnaire d'Agriculture de l'Abbé Rozier avant de publier son remarquable traité que l'on pourra consulter sur Gallica.



 

vendredi 25 mars 2016

VdV83 : 100% Vigneronne


"Votre mission pour ce VdV N°83, qui tombe près du 8 Mars et de la journée Internationale des Femmes, est de nous parler d’une cuvée
« 100 % Vigneronne »".


Ben voilà, c'est en gros ce que le président du mois à proposé aux blogueurs souhaitant participer à la 83ème édition des Vendredis du Vin (plus de détails dans le billet dédié qui figure sur son blog).


Dans la mesure du possible, lorsque je goute un vin je le goute pour ce qu'il est ou, du moins, ce qu'il m'évoque.
J'essaie donc de faire abstraction de comment il a été fait, par qui il a été fait, ainsi que ce qui s'en dit ici ou là.
Au pire, je renonce à y gouter une bonne fois pour toutes.
Autant dire que sortir spontanément un vin de vigneronne de ma cave parce que c'est un vin de vigneronne n'est pas un exercice habituel.
Et puis, comme souvent, il y a eu un téléscopage ! Un nouveau tome de la série "Le sang de la vigne" vient de sortir, il se passe à Bergerac, et Gaelle a servi de modèle à l'un des personnages principaux.

Car Gaelle Reynou-Gravier est en Dordogne, et y est vigneronne. Même si nous nous sommes rencontrés il y a un certain nombre d'années, dans un service technique où je m'intéressais à la microbiologie du vin et elle à sa filtration.



Elle a, depuis, repris le domaine familial ... et ce 83ème VdV est donc l'occasion d'enfin goûter l'un de ses vins.
Ce qui a été fait samedi dernier à l'occasion de l'after d'une belle dégustation de Cornas chez Isabelle et Daniel Sériot.




Ce vin est un blanc sec, en appellation Montravel : Initiale G (2014) du Domaine de Perreau.
Sauvignon blanc et gris 60%, Sémillon 40%

Robe pâle et brillante.
Nez très ouvert et frais, qui sauvignonne sur l'exo, le végétal dans sa version plaisante, et la fleur blanche.

Bouche un ton au dessus du nez grâce à sa fraicheur initiale qui laisse la place à la rondeur et au gras.
Ça donne de l'équilibre et de la séduction, avec un intéressant mais fugitif amer final qui mène à la plaisante aromatique finale.

C'est joliment fait,
ça se boit presque tout seul et c'est à un tarif totalement indolore.
Que demander de plus ?


Le site du Domaine de Perreau, dont les vins sont :

à boire avec modération : l'abus d'alcool nuit à la santé.



surtout en cas de grossesse.

("habile" transition vers la minute people :
Gaelle
élabore plus de vins qu'elle n'a d'enfants, mais il parait que l'écart est en train de se réduire)


dimanche 20 mars 2016

En Mars, c'est Cornas !


La dégustation mensuelle chez Isabelle et Daniel Sériot est devenue un incontournable.
Cette fois ci le thème retenu était : Cornas.

Et y avait du monde !
Dès l'entame Isabelle nous annonce la présence d'un pirate et d'un doublon ...






(nota :
comme toujours, cliquer sur une photo permet de l'afficher dans un format plus confortable)



Tout cela a (bien sur) été dégusté à l'aveugle, et dans l'ordre suivant :



Vincent Paris
: Granit 60 (2011)
Belle entrée en matière que ce vin au beau nez de violette, de réglisse et de fruits noirs (mûre, griotte). Boisé encore sensible au nez comme en bouche dont la matière est belle et repose sur une bonne trame acide. 

Très longue finale et beau vin.

 Alain Voge : Les Chailles (2012)
Comme d'hab : à amener un vin autant l'apprécier quand on le goûte à l'aveugle. J'avais hésité sur le Cornas à amener, opté pour celui ci et finalement çà tombe bien : ce vin est un de mes deux préférés. Belle aromatique sur un nez ouvert, expressif, et complexe. De la maturité au nez mais, pour autant, bonne trame acide qui allège la bouche. Mûr et frais à la fois, avec de la structure, de beaux tanins, de la fraîcheur et une longue finale. What else ?


Robert Michel : La Geynale (2004)
Nez bouqueté plutôt (très) sympathique mais en bouche ça se gâte : le corps est bien léger, avec un bois présent et surtout une finale qui assèche.
Pas la grosse éclate donc !
(selon Daniel ce commentaire peu élogieux devrait m'attirer un commentaire foudroyant de l'un de mes commentateurs réguliers, fan inconditionnel de cette cuvée ... ;-) )


Stéphane Robert : Domaine du Tunnel (2007)
Belle robe sombre, notes d'évolution sur la frange.
Ensuite j'ai beaucoup de mal avec ce vin que je goûte très médiocrement, le trouvant écrasé par le bois bien qu'il ait été carafé depuis plusieurs heures !
Il me faudra y revenir en fin de série, 2 heures plus tard, pour qu'il se révèle enfin.
Poivre, graphite, violette, mûre, eucalyptus sont enfin là. Belle matière : c'est concentré mais harmonieux et suave.
Très joli vin. Finale peut-être un poil dure ?




Stéphane Robert : Vin noir (2009)
C'est contrariant de découvrir ce vin après l'avoir goûté, de voir d'une part la cuvée et d'autre part le millésime ... et de se dire qu'on a préféré le précédent !
Pourquoi ?
Ici le nez est encore très fermé, nez duquel percent des arômes floraux, fruité, café ... et pas mal boisés aussi. Grosse matière et probablement tout aussi gros potentiel, mais mon Dieu (Dionysos) que le bois est encore présent et pas super bien intégré (euphémisme).
A revoir dans un paquet d'années ?

On attaque ensuite la seconde partie de la série, avec des vins qui n'ont pas bénéficié d'un carafage aussi long que les précédents. Certains ont pu en souffrir, même s'il a été possible de les gouter encore par la suite pour se fixer les idées.


Jean-Luc Colombo : Les Collines de l'Oubli (2010)
Nez mûr, fin, ouvert. En bouche c'est harmonieux et équilibré mais gagnerait sans doute à avoir plus de matière. C'est joliment fait mais monté un peu léger. Belle et longue finale aromatique.


Nous n'apprendrons qu'en fin de soirée que les deux vins suivants sont les deux doublons.
 L'habitude est de donner une note sur 20 ... j'ai mis 13 au premier et 13.5 au second, on va dire que je m'en sors honorablement pour la note, avec des commentaires proches sinon identiques.
Comme d'habitude en ce cas là, ça remet les pendules à l'heure sur d'une part la fiabilité de la dégustation et d'autre part la possible variation de bouteille à bouteille.

Domaine Courbis : Champelrose (2012)
Premier nez très réduit, puis intéressantes notes poivrées, de la cerise aussi. Belle matière, puissante mais aux tanins de qualité.
Autant la première bouteille me semble plus marquée par le bois et avec une finale un poil sèche, autant la seconde me semble plus équilibrée et harmonieuse.


Alain Graillot : Crozes-Hermitage (2013)
Superbe vin ... et grand méchant pirate !
Beau nez un peu montant de fruits, d'eucalyptus et d'empyreumatique. De la matière et de l'équilibre mais une finale encore rustique (mais fort plaisante) qui demande à attendre quelques années.
Très beau vin, très beau potentiel !






Franck Balthazar
:
Chaillot (2013)
C'est le seul vin que je ne noterai pas, le trouvant tout à la fois acescent et marqué par les phénols volatils (sparadrap très présent).






Note moyenne obtenue par les 3 vins préférés hors pirate (10 dégustateurs) :

1. Alain Voge : Les Chailles (2012) = 16.05
2. Stéphane Robert : Domaine du Tunnel (2012) = 14.94
3. Vincent Paris : Granit 60 (2011) = 14.27



Dès la fin de la dégustation, puis tout au long du repas en commun qui s'en est suivi il a été possible de revenir sur les Cornas (et le Crozes) :













 Le repas en commun se fait sur la base de ce que chaque participant a amené à manger et partager.
Pour ma part j'avais opté pour une sorte de tajine de poulet aux citrons confits, mais aussi pour 2 vins bien différents.
D'abord un blanc sec à Montravel, au Domaine de Perreau de Gaelle Reynou-Gravier.
Ce vin j'en parlerai dans un prochain billet, à l'occasion des Vendredis du Vin.


Ensuite, alors que Zéphirine regardait, consternée, l'entame de France - Angleterre vient un rouge de là haut sorti du bas de ma cave.






Là haut ?
Oui, en Bourgogne, quoi.
D'ordinaire, je ne suis pas un grand fan des rouges bourguignons, il me faut bien l'avouer. Pour autant certains finissent encore de prendre la poussière dans mon fond de cave.
C'était le cas de mon dernier exemplaire du Volnay - Pitures Premier Cru (2004) de Jean-Marc Boillot.







Belle robe.
L'aromatique est très plaisante sur des notes allant de la truffe à l'humus, en passant par un pot pourri de fleurs sèches et d'épices douces.

Bouche à la matière dense, dont les tanins sont serrés.

Finale encore un peu ferme, mais pour autant c'est harmonieux, bien construit et en a encore sous la pédale.


Belle soirée, encore une fois.


 





Pour accéder aux commentaires de Daniel Sériot, suivre les liens indiqués pour :

- les 3 premiers Cornas,
- les 3 Cornas suivants,
- et la dernière série de Cornas (avec le Crozes) ...







 Comme toujours, même avec les beaux vins :
A consommer avec modération,
l'abus d'alcool nuit à la santé.



samedi 19 mars 2016

Mignonne allons voir si Larose


L'avantage d'avoir une fille qui s'est décidée à bosser dans le pinard, c'est que çà ajoute des trucs plausibles à mes prétextes à la picole.

Ce coup là c'est d'une sorte de benchmark qu'il s'est agi : autour des vins des Vignobles de Larose.
Le plus connu étant probablement le Château Larose-Trintaudon.

Un tout récent passage en Médoc fût pour moi l'occasion de passer au Château y acheter quelques vins afin de préparer la soirée.
En l'occurrence de quoi faire :
- une verticale de Larose-Trintaudon, dont les vins seront dégustés pour ce qu'ils sont : les millésimes 2007, 2009, 2010 et 2012,
- une horizontale sur le millésime 2011, dont les vins seront dégustés à l'aveugle.
Y seront : la plupart des vins des Vignobles de Larose (Château Larose-Trintaudon,
Château Larose Perganson, Château Comte d'Arnauld, Château Arnauld) mais aussi deux pirates médocains eux aussi sur le millésime 2011.
Puisque les de Larose sont en Haut-Médoc, j'ai en effet prévu deux pirates : un Haut-Médoc, et un Médoc tous deux des 2011 issus de ma cave.

Tiens, d'ailleurs, avant de goûter : qu'est ce qui différencie un Médoc d'un Haut-Médoc ?
Administrativement, le Haut-Médoc existe en tant qu'aire viti vinicole depuis 1935 et est essentiellement planté de Cabernet sauvignon et, dans une moindre mesure, de Merlot (mais on y trouve aussi Cabernet franc, Malbec ou encore Petit verdot). Sur l'aire "Haut Médoc" se trouvent les 6 appellations communales médocaines connues et reconnues : Margaux, Moulis, Listrac, Saint-Julien, Pauillac, et Saint-Estèphe.
Mais bien d'autres communes aux terroirs qualitatifs s'y rencontrent : de Saint Seurin de Cadourne à Cantenac, en passant par Vertheuil.
Pour ce qui concerne le Médoc : si géographiquement il s'agit de l'ensemble de la presqu'île, du point de vue viti vinicole il ne s'agit que de sa partie nord.
S'il n'y a pas d'appellation communale en appellation Médoc, pour autant y trouve-t'on des communes aux beaux terroirs, à l'instar de Saint Christoly-Médoc où l'on rencontre de beaux vignerons.
Côté cépages, en appellation Médoc il y a bien sûr beaucoup de Cabernet sauvignon. Pour autant le Merlot y est (ou devrait y être) très présent
(c'est d'ailleurs chez les Dief, à Saint christoly, que l'on pourra voir du Merlot préphylloxérique et, les meilleures années, goûter le vin qui en est issu : Clos Manou 1850 dont il y a déjà quelque temps je dégustais la version 2011) : c'est qu'il y a de nombreux secteurs dont les terroirs sont plutôt froids et tardifs et donc pas les plus à même d'accueillir dignement le Cabernet.
De loin en loin on pourra aussi y trouver Cabernet franc, Malbec, Petit verdot, voire même Carménère.

Ouais ... vu comme çà c'est un peut-être un peu court comme clés de différenciation !?
Pour y voir plus clair, i
l faudrait aller faire un tour sur le terrain, voir les terroirs ... ou bien aller déguster, p
ar exemple, les vins de ce jeudi soir ?

D'abord la verticale du Château Larose - Trintaudon :


 

Château Larose - Trintaudon
(2007)
A la marge : robe évoluée.
Nez sur fruits cuits / fruits sur murs et épices du bois.
Structure légère, qui tient sur la vivacité. Y a encore du vin mais il ne faudra plus trop l'attendre.
Jolie finale sur des notes de vieux fruits et l'empyreumatique.
 
Y a encore du vin, mais pas ma tasse de thé. Pour autant çà plait à certain(e)s.

Château Larose - Trintaudon (2009)
Belle robe rubis, début d'évolution sur la frange.Belle expression médocaine au nez.
Bouche tranchante qui se termine sur le fruit noir, les épices douces et un boisé bien intégré.
Joli vin.


Château Larose - Trintaudon (2010)
Robe encore jeune, de belle intensité.
Belle expression aromatique (fruits noirs, fruits rouges, pointe florale, note poivrée, bois précieux).
Bonne structure, tanins puissants et serrés sur une structure acide présente mais bien intégrée.
Jolie finale qui s'achève sur des notes réglissées / fruitées.
Mon préféré parmi les 5 Larose-Trintaudon de la soirée.


Château Larose - Trintaudon (2012)
Robe intense et jeune.
Belle structure tannique qui attaque en rondeur puis le côté tranchant de la trame acide ressort (sur les 5 vins dégustés, cette fraîcheur semble être la marque de Larose-Trintaudon) Joli fruit (pointe de poivron sur la fin de bouche). Finale sur le cèdre et les épices du bois grâce  une élevage bien intégré.


Ensuite l'horizontale (millésime 2011) qui, elle, a été dégustée à l'aveugle (y compris par moi même) et dans l'ordre repris ci dessous :

Le pirate
en Haut Médoc
Grosse (très grosse) déception sur ce coup là car ce vin n'est pas à la hauteur de ce que sa réputation pouvait laisser supposer.
Déjà évolué, doté d'un boisé écrasant une matière bien discrète.
Y revenir tout au long de la soirée ne fera rien pour améliorer les choses.


Château Larose Perganson (2011) - Haut-Médoc.
Belle robe sombre.
Nez ouvert, plaisant, qui mixe fruité et bel élevage.
En bouche, la matière est belle : de la structure, tanins serrés, et du volume.
Jolie finale pour un vin plaisant (et qui a plu)



Le
pirate en Médoc
Là aussi : le boisé est abusif et typé "chauffe forte". Il domine totalement une matière bien maigre qui poivronne un peu trop.
Triste évolution pour un vin qui se goutait plutôt bien il y a encore 2 ou 3 ans.


Château Larose - Trintaudon (2011) - Haut-Médoc.
Pas mon truc : sur ce vin, l'habituelle fraîcheur me semble moins bien intégrée et entrainer une finale qui sèche et fait ressortir un boisé qui a du mal à se fondre.



Château Comte d'Arnauld
(2011) - Haut-Médoc.
Couleur intense et jeune.
Nez ouvert, frais, plutôt plaisant.
Bonne structure, aux tanins poudrés. Elevage bien intégré, du gras.


Château Arnauld (2011) - Haut-Médoc.
Couleur très intense.
Nez ouvert, légèrement montant, et de belle complexité : il associe fruits noirs (mûre, cassis), épices douces (poivre noir, vanille, ..), note florale et une pointe chocolatée.
Belle concentration avec des tanins suaves et une belle et longue finale.
Très beau vin dont il faudrait reparler dans 5 ou 10 ans !



Hein ?
Oui, les deux pirates je ne les identifie pas.
Pardon ?
Non, il n'y a aucun lien direct ou indirect avec le coup de téléphone que je recevais un soir, il y a quelques semaines, de la part d'un producteur qui m'insultait avant de me menacer physiquement parce que j'avais osé dire (textuellement) que son vin, je ne m'y ferai décidément jamais et que, dès lors, j'allais arrêter les frais.
J'ai adoré.
Non, là c'est juste que je ne suis pas d'humeur taquine, que ces deux vins là n'étaient pas le propos de la soirée, et qu'il faudrait sans doute revenir dessus pour vérifier que ce n'était pas une bouteille foireuse. Mais vu que je n'ai ni envie de revenir sur ces vins, ni envie de me rendre inutilement désagréable j'en reste là.



Et pour finir, même si Nicolas m'a dit que je n'étais pas obligé de le répéter à chaque fois :

L'abus d'alcool est dangereux pour la santé
A consommer avec modération