vendredi 24 juin 2016

Les vins racinaires.


Les vins racinaires
?

Les vins racinaires, c'est le thème retenu par le Président du mois des Vendredis du Vin de Juin 2016.

On trouvera sur son blog le pourquoi et le comment de ce thème tel qu'il le propose et en imagine les réponses.
Pour faire court :


"Pour ce 86ème rendez-vous, je souhaiterais que toutes les racines s'expriment !!
Que ce soit les racines de la vigne qui vibrent jusque dans vos verres, celles des traditions géographiques et historiques, je veux lire vos orgasmes buccaux liés au métabolisme de vos vins racinaires !!
Pourquoi aimez-vous les vins sur schiste ?!
Pourquoi préférez-vous le pinot du Jura à celui d'Alsace ?!
Vous aimez les bulles ou la craie dans le champagne ?!
Est-ce que vos lieux de naissance et de vie ont influencé vos goûts d'aujourd'hui ?!
Racontez-moi votre vin, ses racines et les vôtres !!"


C'est que ce thème m'a laissé perplexe.
En lui même tout d'abord, puis ensuite par ce qu'il évoquait : tout d'abord un vieux souvenir de congrès des œnologues de France. Un congrès qui avait, je crois, lieu en Champagne et au cours duquel un thésard en dentaire était venu nous présenter ses résultats.
Un truc flippant d'où il ressortait que déguster du vin faisait baisser le pH buccal. Aussi que les dégustations répétées ralentissaient d'autant la remontée du pH, et que ce pH bas attaquait l'émail des dents et que derrière c'était la foire d'empoigne sur tes chicots.
Quasiment attaquées à la racine tes quenottes d’œnologue.
Pas super glamour le sujet, même si très racinaire.
L'autre option était d'en remettre une ultime couche sur les jours racine mais çà ira bien comme çà sur ce coup là !
Je viens en effet de pondre deux billets de dégustation où çà racine un max : l'un à propos de Côtes de Castillon (2012) et l'autre à propos de Rive Droite (2005).

Sans oublier le réjouissant article que j'ai commis dans le "En Magnum" n°4 qui vient de sortir.
Donc pas de jour racine.

Mais courrez vite acheter (en jour feuille) "En Magnum" n°4 : avec un peu de chance il en restera encore un chez votre marchand de journaux, la vente a commencé ce matin même.




Pas refaire, non plus, mon billet sur ce premier vin et ce qui s'en est suivi.

Alors quoi ?
Ben rien.
Rien, du moins jusqu'à ce qu'Audrey Martinez ne sorte un truc sur Twitter.
Ca s'appelle "le vigneron est une femme" et ce sera demain.
Y aura des vigneronnes.
Et parmi ces vigneronnes, Marion
Je ne la connais pas, Marion.

Je ne la connais, Marion.
Mais Roque Sestière oui.
Roque Sestière (en particulier ses rouges) a bercé mon enfance. Avec Jean Bérail.
Bon, Jean m'a pas dorloté dans mon berceau hein ?
Non, son truc à Jean c'était plutôt de me faire manger des brochettes de cœurs de différentes bestioles qu'il avait dégommées au 12, avant de me faire goûter son rouge.
Y en avait même des entiers de petits oiseaux.
C'est dire l'angoisse du truc.

Bien plus tard je suis devenu œnologue et me suis mis à picoler.
Pas dans cet ordre là.
Puis j'ai enfin aimé les blancs de Roque Sestière, de si beaux blancs des Corbières.
Fort heureusement si c'était "bien plus tard" ce n'était pas trop tard pour Jean sache tout le bien que je pensais de ses vins (oui, les rouges aussi) (les petits oiseaux faut voir).


Alors pour moi ce sont des putain de vins racinaires, les blancs de Roque Sestière, avec mon enfance et ma préadolescence dans les Corbières, du côté de Saint Laurent de La Cabrerisse.


Faut que j'aille la voir, Marion.
Faire connaissance avec ses vins.
Goûter ses vins et vérifier quelle est, pour moi, la part de racinaire dans l'affection que je porte aux vins de Roque Sestière ....



C'était, sur le fil, ma participation racinaire aux 82èmes Vendredis du Vin ...

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