samedi 25 mars 2017

Si je me mettais au Yoga ?


Après un récent épisode dont la dialectique semblait directement liée à celles des commissaires politiques de la "Révolution culturelle" (on juge les "ennemis de classe" non pour ce qu'ils sont / font / disent) mais pour ce que l'on prétend qu'ils représentent, ç'aurait pu être un repas chinois.
Et yoga.


Mais le prétexte fut tout autre : déguster une série de Sauvignon blanc. Avec des vins issus d'un essai que j'ai mis en place en 2016.
Je ne vais pas parler boutique : je ne l'ai jamais fait sur ce blog et n'ai aucunement l'intention de le faire. Disons juste que c'est rigolo (pour moi hein ? les gens normaux ont parfaitement le droit de trouver çà d'un inintérêt total !) de se rendre compte que, toutes choses égales par ailleurs (moût, levure fermentaire, azote assimilable disponible, température de fermentation, etc ...), le simple fait que la levure ait une alimentation variant dans sa qualité (pour l'essentiel diverses proportions entre azote organique (acides aminés) et azote minéral) la mène à travailler de façon différente ... ce qui se ressent dans l'expression du vin.
Oui, au bout de 20 ans ce genre de choses continue de m'épater.
J'ai une âme d'enfant.


Après les 5 vins issus de cet essai, il fallait tout de même se refaire la bouche avec un client plus sérieux.
Pour rester à Bordeaux et en Sauvignon, ce fut le Sauvignon by Beynat (2015), d'Alain Tourenne.
Ben c'est toujours bel et bon.
Bien typé, avec une expression aromatique pas forcément gagnée d'avance en 2015 (en 2016 encore moins, pourtant ce même vin, goûté en fin d'élevage, s'exprimait bien).
Bouche équilibrée avec un beau volume et l'acidité qui va bien.

Jolie finale.
Depuis que j'ai découvert ce vin je le bois avec un plaisir sans cesse renouvelé.


Nous sommes ensuite allés vers un Muscadet (sans soufre), chez Bonnet-Huteau.
Ça se boit bien. Pour autant, aussi bien dans l'expression aromatique que dans la tenue en bouche j'ai un peu de mal à savoir que l'on est en Muscadet.
Le vin est intéressant mais un rien déroutant. Pas ma tasse de thé, même si je le bois sans problème (et il faut bien reconnaître qu'au fond on ne demande pas plus à un vin !).


Pour rester en blanc et accompagner les Saint Jacques caramélisées et artichauts amenées par Isabelle je sors le Savennières (2015) du Château La Franchaie.
Beau Chenin, beau Savennières. Un bémol toutefois : le garçon fait un peu plus que son âge et, sur cette bouteille, je ne me risquerais pas à le mettre en cave trop longtemps. A revoir rapidement (il y en a une autre dans ma cave cave) avant d'en faire entre (ou pas) une quantité plus significative.





Il y a quelque temps, Marlo (folle au chat. Le sien s'appelle Léo) m'a offert ce 100 % Gamay, pour son nom et son étiquette.
Pour que je lui dise ce que j'en pense.
Juste avant de se mettre à table c'était le moment.
Ou pas.
Plutôt "ou pas".
La Cuvée du Chat (2015) aux notes animales très prononcées, genre poulailler. Le vin est indéfendable, même pour qui aime les chats.
Le lendemain, sur l'aération, c'est encore pire.





Comme je suis joueur, je leur ai fait le coup du saumon cuit au lave vaisselle.
Bon, y a le lave vaisselle qui tourne pendant les entrées et l'apéro et il faut tâcher de programmer la "cuisson" pour qu'elle s'achève au bon moment.
Moyennant quoi le jeu est rigolo (et permet de rester avec ses invités pendant que la cuisson se fait ... et que toute intervention est impossible).

C'est amusant et, surtout, la cuisson est plutôt pas mal dans le genre "vapeur" (de vin blanc, dans ce cas là).

Nota : l'accompagnement (une patate au thym, à l'huile d'olive et au sel de Guérande) n'a pas cuit au sèche linge et je le regrette vivement.



Sur le saumon je suis revenu au Chardonnay avec le Saint-Aubin "En Vesvau" (2013) du Château de Santenay.

Là, pour le coup, on sait où on est : çà chardonne bien avec le gras et la structure acide qui vont bien dans le coin.
Jolies notes d'agrume qui tirent vers l'orange.
Boisé déjà bien intégré.
Un Saint-Aubin plaisant et qui peut encore attendre.




Pour accompagner les tronçons de banane aux épices (cuits au four) j'avais prévu un Suduiraut (1999).
Joli vin !


Les notes épicées du vin et celles du dessert se font écho et c'est plutôt cool.
Ce 1999 est bien à boire là (et sur encore quelques belles années) avec son nez très riche (épices, donc, mais aussi marmelade d'oranges et forcément notes miellées mais aussi typées abricot) et sa bouche onctueuse, grasse mais sans lourdeur.
Très beau vin.





C'était une de ces belles soirées au cours desquelles on mange, boit et devise plus ou moins doctement (plutôt moins, vers la fin).
Et après on se sent plutôt bien.

Un peu comme avec une grosse séance de yoga





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