dimanche 29 mai 2016

A propos de ma visite à Reignac pour les primeurs 2015




Me décidant récemment à sortir ce blog de sa torpeur j'ai pondu quelques billets, dont certains faisant référence à des moments vineux qui commençaient à dater.


Dans le lot il y a eu un aperçu de la demi journée passée au Château de Reignac à l'occasion des présentations en primeurs de 2015.
"Un aperçu" car, ainsi que je l'indiquais dans ma description de la journée, j'avais décidé de n'y parler que de certains des vins : d'une part les Reignac 2015 (et encore pas tous !) et, d'autre part, trois des vins bus lors du repas.
Le billet en question est consultable en suivant ce lien.

L'outil de suivi fourni dans le pack blogger me permet de voir d'où viennent les lecteurs et, le cas échéant, de les tracer jusqu'à leur site d'origine et, dans le cas des forums, jusqu'au sujet d'origine.
C'est ainsi que je suis, entre autres origines de visiteurs, une fois encore retourné faire un tour sur "La Passion du Vin".
"Une fois encore" d'une part car ils me font de temps en temps le plaisir de reprendre l'un ou l'autre de mes billets dans telle ou telle partie du forum où je vais donc faire un tour, mais aussi - mais surtout ! - parce que fût un temps je fréquentais assidument LPV et y contribuais donc avec un plaisir que je ne renie pas.
Il n'empêche que LPV je l'ai quitté il y a environ 6 ans (je l'évoque
dans divers billets de ce même blog, dont celui ci).

Bref : mon billet Primeurs 2015 à Reignac a été repris, parfois commenté et c'est sur La Passion du Vin que, pour l'essentiel, cela se passe.

Avant tout un petit rappel et quelques précisions de choses dites, évoquées, voire sous-entendues dans mon billet :
1. ainsi qu'une dizaine d'autres personnes (dont on trouvera la liste dans une intervention de Nicolas sur LPV en suivant le lien donné plus haut) j'ai été invité à participer à cette dégustation et au repas qui s'ensuivait. Était ce comme blogueur ou comme ami de Nicolas ? Sans doute un peu des deux.
2. encore une fois : dans mon billet j'ai choisi de n'évoquer que certains des vins dégustés ce jour là. D'une part parce que je ne souhaitais pas alourdir mon billet (l'autre Nicolas me dit bien assez souvent que je fais beaucoup trop long pour un blog), d'autre part parce que je voyais mal comment les y intégrer utilement ... et, enfin, parce que je me les garde de côté pour un futur billet en forme de retour en arrière et de solde de tout compte.
3. comme à chaque fois que je commente un vin sur ce blog j'ai essa, autant que faire se peut, d'indiquer qu'il s'agit d'une appréciation personnelle à un moment donné sur une bouteille donnée et en aucun cas d'un jugement qui prétendrait à l'absolu, l'universel et au définitif autant qu'à l'intemporel.
Juste une sorte de "çà me plait, çà me plait pas, ou moins. Mais c'est pas pour çà que c'est, dans l'absolu, meilleur ou moins bon".

Ceci étant dit, si certains questionnements me semblent border line d'autres sont certainement légitimes et tant les uns que les autres appellent une réponse.
Cette réponse, pourquoi la faire ici et non pas sur LPV ?
Ben je suis chez moi, ici !
Là bas je n'y suis plus inscrit et ne souhaite pas m'y réinscrire.
Puis vu qu'ils commentent mon blog sur LPV, pourquoi me priver de commenter leurs commentaires sur mon blog ? Ainsi va la vie.
En tous cas c
e n'est pas tant, comme
"oliv" l'écrit par ailleurs, que le syndrome du blogueur a fait une victime de plus :
"En revanche, force est de constater que le syndrome du blogueur a fait une victime de plus.
Dommage, on aimait bien le lire ici, le Fuster."
J'ai déjà dit quand et pourquoi j'avais quitté LPV. J'ajoute que mon blog n'est apparu que bien plus tard. Aucun lien entre les deux faits !
C'est plutôt que j'ai ici un espace de liberté que je n'aurais pas ailleurs, même sur LPV et que, en outre, je ne conçois pas d'accepter leur nouvelle charte et son :

"L’Utilisateur consent au Site une licence/autorisation de reproduction et de représentation irrévocable, non exclusive et pour le monde entier sur le Contenu mis en ligne dans son intégralité."

Lorsque je produis un truc pour un tiers, que ce soit à chaque numéro du Radier de Nicolas Fichot ou pour le prochain numéro de l'En Magnum (à paraitre le 24 Juin 2016. Là c'est de la pub même pas déguisée !) de Nicolas de Rouyn il en va bien sur autrement.
Mais là, contre le simple droit de m'exprimer sur un forum, même aussi lu et fréquent que LPV, franchement ...
Bref, je consulte parfois LPV, suis à chaque fois enchanté d'y être cité lorsque cela se produit, mais n'envisage plus d'y contribuer directement.

Ceci étant dit, petit tour d'horizon :

Pour François Audouze :
"Etre à Reignac, boire des Reignac, et puis ensuite sortir trois verres à l'aveugle, on peut quand même dire que ça n'a pas la rigueur du GJE !!!

Car le palais est à peine formaté !
Ensuite quand on voit que les n°s des bouteilles ne sont pas les n°s des verres et ne correspondent pas à l'ordre de dégustation, ça fait très scientifique : le n° 2 préféré est Reignac dont la bouteille a le n° 3.
Comme dit le narrateur : "les Gamma GT au taquet, on remettait çà au Château de Reignac"."
Ben être à Reignac et boire du Reignac c'est quand même le service minimum, non ?
Quand bien même nous n'avons pas bu que du Reignac ! Comme à Mangot la veille : aussi surprenant que cela puisse être on y a bu du Mangot, mais pas que.
Quoiqu'il en soit personne lors de cette journée, ni moi dans mon blog, n'a prétendu à la rigueur du GJE et je ne crois pas avoir dans mon compte rendu fait quelque allusion que ce soit à une valeur ou un protocole scientifique et/ou universel. C'était une sorte de jeu.
D'ailleurs la dégustation peut-elle être scientifique ou prétendre à la science plus qu'au plaisir (encore que science et plaisir ne soient pas forcément incompatibles).
J'ai juste donné une préférence hédoniste à un moment donné pour une quille par mi un trio qui m'était proposé.
Pas plus. Mais pas moins.
Je ne préjugeais en rien de la qualité des vins. A mon sens la qualité doit, quoique ce concept puisse bien vouloir dire, s'apprécier dans un contexte et un registre clairs et définis. Il ne s'agissait pas de note technique ou de note de grandeur, juste de répondre à une question simple : "là maintenant tout de suite je préfère lequel ?".
Pour le reste et le palais étalonné : la matinée avait été chargée et de nombreux vins avaient précédé le repas, ainsi que je l'évoquais dans mon billet. Et le trio testé n'était pas l'entame vinique du repas.
C'est d'ailleurs pour cette raison que les numéros ne correspondent apparemment pas à l'ordre de dégustation : 2, puis 3, puis 4 ... c'est qu'avant il y avait eu un n°1 qui ne faisait pas partie intégrante de ce petit jeu. Pourquoi chercher un truc compliqué de façon suspicieuse alors que l'hypothèse simple est omise !? Pas très scientifique tout çà, Monsieur Audouze.
Si dans mon billet je précise "dans l'ordre d'apparition à l'écran", c'est pour éviter ce doute. Je n'ai, de toute évidence pas été assez clair. Mea culpa.
On se référera aux précisions de Nicolas Lesaint tant sur LPV qu'en commentaire à mon précédent billet pour avoir une vision précise du déroulement des évènements.


Pour "aquablue" :

"C'est énervant tout ça hein ? " Lnico, si il y a bien un endroit où on peut croire à la conclusion de cette dégustation, c'est bien sur LPV. Après, la méthode peut porter à discussion, contrairement à celle du GJE. Et il est simple de mentionner (en étant reçu par reignac) après découverte des bouteilles, que celle de reignac était la meilleure.
Tu étais présent, contrairement à nous, il n'y a pas de raison de ne pas te croire, encore une fois.. Mais rien ne nous permet malheureusement d'être certains des résultats décrits..
Dans tous les cas, ça me plairait bien..
Arnaud"
On est d'accord.
Un détail toute fois : je ne dis pas que Reignac est le meilleur. Je dis juste que ce jour là, autour de cette table là et dans ce contexte là (et à l'aveugle) c'est la bouteille que j'ai trouvé la plus agréable à boire.
Qu'en aurait il été dans un autre contexte et qu'en sera t il dans 10 ans de plus ? Je n'en sais rien.
Mais là, en effet, là : j'ai préféré Reignac.
Ce qui n'est pas sans, moi aussi, me questionner ... comme je me suis questionné lorsqu'il y a un an, et toujours à l'aveugle, je goûtais moins bien Reignac et mal Larcis Ducasse.



Quant à lui "
ols" la joue, en deux temps, sur une partition différente :

"grinning smiley
Peut on encore prendre en considération ce genre d'article ?"
&
"Pas vraiment quand on se permet de faire un article, qui plus est sur un blog d un oenologue "célèbre" que l on sait être lu par des milliers de personnes !!
Le j'menfoutisme c est bon quand on est a la maison, seul et que on ne rend de compte a personne et qu on déguste juste pour soi. Merci la foule !
"
Ben on le prend en considération si on pense que je goûte d'une façon qui vaut la peine d'être prise en considération et on s'en tamponne le coquillard dans le cas contraire. Ainsi qu'il convient de le faire pour n'importe quel autre compte rendu de dégustation.
Sauf bien sur si "ols" sous entend qu'il s'agit d'un article de commande et/ou de complaisance. Auquel cas j'ai le plaisir de l'informer qu'il s'est trompé de crémerie : je ne fais pas mystère de mes très bonnes relations avec Nicolas, ce qui ne m'a pas empêché lors de précédentes dégustations de Reignac de faire état de mes réserves ... lorsque j'avais des réserves à émettre.

Quand au "je m'en foutisme" qu'il évoque, franchement, franchement ...
Alors je parle même pas de l’"œnologue célèbre" (même pas dans ma rue) "lu par des milliers de personnes" (même pas en rêve, sauf pour les mieux classés des billets de ma top list qui figurent à droite de cette page).




Selon "Jérôme Pérez"  :
"le travers, s'il y en a un, il n'est pas dans le protocole.
Il est évident si on est chez Vatelot, s'il y a trois verres à l'aveugle et si on demande lequel on préfère, qu'il y un Reignac et deux stars. Dès lors, compliqué de faire abstraction de cela.
starbuck
Pourquoi pas une dégustation sur d'autres millésimes et pourquoi ne toujours mettre que Reignac en pirate ?"
Nous sommes bien sur 100% d'accord : lorsqu'Yves Vatelot a sorti les 3 quilles masquées et nous a demandé quel vin nous préférions, il était évident qu'il y avait baleine sous caillou.
Quant à deviner qui était qui : j'en suis bien incapable !

Alors chacun (dont "ols") pourra décider si cette incapacité reconnue et avouée est due au fait que je suis une truffe, un corrompu, voire une truffe corrompue (dans des proportions à définir) ... ou juste que Reignac (2001) bu ce jour là à l'aveugle m'a, en effet, donné beaucoup de plaisir et était à un niveau de pourvoyeur de plaisir vineux proche ou égal à celui des deux autres.
Après, pourquoi toujours Reignac en pirate ? Comme l'observa finement François Audouze : peut-être parce que là nous étions à Reignac ?

Mais mettre le Clos Manou en pirate au milieu de médocains classés (Stéphane Dief est aujourd'hui à l'étranger pour cet exercice dont j'attends avec impatience les résultats !) ou le Domaine du Bouscat (il y a eu des précédents retentissants avec ou sans François Dubernard) est un exercice que je ne saurais trop recommander ! (et qu'il m'arrive de pratiquer).
Quoiqu'il en soit : j'ai en cave des vins de Reignac, du Clos Manou et du Domaine du Bouscat ... parmi d'autres où ne se trouvent ni Latour ni Cheval Blanc (mon budget pinard est bien assez élevé comme çà !).

Entre autres remarques "Gerard" dit :
"ce qui m’étonne plus c'est que Latour ne l'ait pas devancé"
Encore une fois : je crois l'appréciation dépend du référentiel dans lequel on se met et, pour le coup, je pense avoir été clair (tout arrive !). La question était en effet de savoir quel était le vin qui nous donnait le plus de plaisir, là, dans l'instant.
Selon moi - et les autres - c'était Reignac. Pour le reste du "palmarès" il y avait me semble-t'il un désaccord, mais en ce qui me concerne et sur sa remarque à propos de Latour : je suggère à "Gerard" de relire ce que j'écrivais à ce propos .


Pour "stephvocel" :
"Pour faire court:
-Ils ont fait un repas et bu trois bouteilles à l'aveugle.
-Le 2ème vin a été globalement le préféré de la tablée et le 3ème considéré comme le moins bon.
-On nous informe que c'est Reignac le 2ème mais la bouteille porte le numéro 3.
Personne ne dit que Reignac n'a pas été meilleur que les autres, on dit juste que c'est plus simple et compréhensible quand le vin numéro 1 porte le numéro 1, le 2 porte le numéro 2 etc....."
Certes.
Mais le n°1 ne faisait pas partie de cette série et était chilien. J'aurais probablement dû le préciser.
Voilà qui est fait : je le précise.
M'enfin celà valait il la peine à partir du moment ou j'indique que ce vins ont été bus dans l'ordre indiqué et que je me suis abstenu de cadrer plus serré et ainsi zapper les numéros manuscrits ...
Au pire, il suffisait de venir poser la question ici (comme un lecteur l'a fait ci dessus) ou sur le blog de Nicolas !


Ca aura au moins le mérite de me faire pondre un nouveau billet.


Un nouveau billet après lequel je pense et espère que les choses sont plus claires pour tout le monde ...

1 commentaire:

  1. Wow, this post is good, my younger sister is analyzing such things,
    therefore I am going to tell her.

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